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dimanche 15 janvier 2012

La bête noire des taxis, le transporteur low cost Easy Take, en liquidation


Le tribunal de commerce d'Avignon a prononcé mercredi la liquidation de la société de transport de personnes à bas coûts Easy Take, créée en 2010 et devenue depuis la bête noire des taxis du Vaucluse, a-t-on appris auprès de la direction de l'entreprise.
La société avignonnaise avait été placée en redressement judiciaire le 21 décembre pour une dette envers l'Urssaf de l'ordre "de 270.
000 euros", a-t-on précisé de même source.
La direction de la société, qui se dit victime "d'un acharnement" des pouvoirs publics, avait anticipé la décision du tribunal de commerce en créant en mai 2011 une nouvelle entité, la SARL Easy Take Investment Group, qui doit prendre la suite de la SARL Easy Take (devenue entre temps Laker) et ainsi assurer la poursuite de l'activité.
"Notre centre de réservation fonctionne et nos voitures tournent", a affirmé mercredi à l'AFP la direction de l'entreprise.
Ce transporteur low cost, qui a lancé son activité en janvier 2010 à Avignon, est depuis en guerre ouverte avec les chauffeurs de taxi du Vaucluse qui dénoncent "une concurrence déloyale", un non-respect des réglementations, et ont multiplié les procédures à son encontre.
Ces derniers avaient obtenu en avril 2011 la condamnation définitive de la société par la cour d'appel de Nîmes à 3.000 euros de dommages-intérêts pour "concurrence déloyale".
Easy Take, qui a ouvert depuis deux franchises, le 1er juillet à Montpellier et le 19 décembre à Nîmes, utilise deux types de licence pour transporter des personnes.
La première dans le cadre de la loi de développement et de modernisation des services touristiques qui, en 2009, a simplifié le régime des voitures de tourisme avec chauffeur (VTC). La seconde dans le cadre de la Loi dorientation des transports intérieurs (LOTI).
Dans une lettre ouverte diffusée lundi, Jean-Marc Sibade, co-fondateur et directeur général de la société Easy Take, accusait le gouvernement de céder à la pression du lobby des taxis en multipliant les décrets défavorables au secteur des VTC.
Le transporteur low cost avait été contraint de changer de véhicules en 2011 pour se conformer aux nouveaux décrets.
Une mesure en date du 27 décembre, qui prévoit une puissance minimum pour les moteurs des VTC (88 kilowatts, soit 120 chevaux), devrait à nouveau contraindre la société et ses filiales à changer ses voitures, affirme la direction.

AFP
Source : http://goo.gl/RHHsX

Le lobby des taxis va-t-il avoir la peau de la concurrence "low cost" ?


Dans une lettre ouverte adressée aux médias, la société de transport à bas coûts Easy Take, actuellement en redressement judiciaire, accuse le gouvernement de céder au lobby des taxis en multipliant les décrets défavorables au secteur des voitures de tourisme avec chauffeur (VTC).

"Dans le but de conserver leur monopole, les fédérations et syndicats de
taxis influencent le gouvernement qui est amené à modifier le code du tourisme régulièrement, quatre fois en 24 mois, et in fine à "tuer" tout un nouveau secteur d'activité représentant 2.401 sociétés et employant à ce jour plus de 10.000 personnes", dénonce Jean-Marc Sibade, co-fondateur et directeur généralde la société Easy Take. Il pointe quatre décrets pris en 2011, "uniquement dus à la pression des syndicats de taxis envers le secteur du transport par VTC". L'un d'eux, en date du 27 décembre, prévoit notamment une puissance minimum pour les moteurs des VTC, fixée par arrêté le même jour à 88 kilowatts soit 120 chevaux. "En quoi le confort du voyageur peut-il être amélioré par le simple fait d'avoir un véhicule plus puissant ?", interroge M. Sibade, qui y voit aussi une contradiction avec les préconisations du Grenelle de l'Environnement en matière de pollution automobile. Easy Take, qui a lancé son activité en janvier 2010 à Avignon, est depuis en guerre ouverte avec les chauffeurs de taxi du Vaucluse qui dénoncent "une concurrence déloyale" et ont multiplié les procédures à son encontre.
mardi 10 janvier 2012 (10h55)

lundi 25 avril 2011

Taxi low cost: Easy Take condamné

La société de transport à bas coûts "Easy Take" a été condamnée aujourd'hui pour concurrence déloyale envers les taxis du Vaucluse mais pourra poursuivre ses activités sous certaines conditions.

La cour d'appel de Nîmes (Gard) a en effet interdit à la société de taxis "low cost" la pratique de la "maraude" sur la voie publique, sous peine d'une astreinte de 3000 euros par infraction constatée.

"Easy Take" a été en outre condamnée à verser 15.000 euros de dommages et intérêts au Syndicat des artisans taxis du Vaucluse et 8.000 euros de frais de justice.

Activité autorisée avec réservation

En revanche, la société pourra poursuivre ses activités de transport avec l'obligation d'une réservation préalable de ses véhicules par les clients.  "On est content car notre activité n'est pas remise en cause, on peut poursuivre notre transport de personnes", a dit la porte-parole de la société, Johanna Gryczynski.

"Ce jugement ne change rien à notre situation car nous n'avons jamais pratiqué autrement notre activité que sur réservation", a-t-elle ajouté. La société à bas coûts étudie la possibilité de se pourvoir en cassation.

Les artisans taxis disent pour leur part avoir perdu 30% de leur chiffre d'affaires en un an depuis l'arrivée "d'Easy Take" et dénoncent une concurrence déloyale des "taxis low cost" qui profitent d'une réglementation allégée en 2009.

Installée depuis janvier 2010 à Avignon où elle propose des courses à des tarifs presque deux fois inférieurs aux taxis traditionnels, Easy Take a confirmé son prochain développement dans les villes de Nîmes, Montpellier et Cavaillon.

Source

mardi 19 avril 2011

Le taxi low-cost agace les vrais artisans du Vaucluse

La Cour d'appel de Nîmes doit se prononcer demain sur la demande du syndicat des artisans taxis du Vaucluse de prononcer pour concurrence déloyale «la cessation d'activité» de la société de transport à bas coûts Easy Take, lancée en 2010 à Avignon, soit l'interdiction d'exercice de son activité.
Une première audience a été tenue deux semaines après une manifestation à Avignon le 1er mars où plusieurs centaines de taxis du sud de la France avaient dénoncé (Photo archives AFP) les pratiques de cette société qui se présente comme un service de transport aux personnes proposant des prix forfaitaires «défiant toute concurrence».
Selon le syndicat, dans la cité des Papes, Easy Take a entraîné une chute de l'activité de 30% des taxis locaux. L'entreprise, qui veut se développer sur Nîmes, Cavaillon et Montpellier, a vu le jour dans le cadre de la loi de développement et de modernisation des services touristiques qui, en 2009, a simplifié le régime des voitures de tourisme avec chauffeur.
Selon l'avocat du syndicat, Me Patrick Gontard, ses chauffeurs ne disposent pas de licence personnelle, délivrée par la préfecture, la taille des véhicules n'est pas conforme aux textes et les chauffeurs pratiquent la maraude. Or les courses ne doivent être effectuées que dans le cadre d'une réservation.
Selon Me Scapel, l'avocat d'Easy Take, aucun procès-verbal produit par le syndicat ne fait «état de prise en charge sur la voie publique». «Il n'existe aucun élément permettant d'établir qu'Easy Take exerce une activité de taxi clandestin», a-t-il dit.

Source

mercredi 23 mars 2011

Avignon : mauvais coup pour les taxis low-cost de la société Easy Take


La société d’Avignon ne pourra plus faire du transport de tourisme. Les taxis ravis. Spécialisée dans le transport de personnes à petit prix, la société avignonnaise Easy Take tombe sur un os. L’entreprise, qui est en guerre avec les artisans taxis, perd la licence voiture de tourisme avec chauffeur qui lui permettait de véhiculer des personnes seules d’un point à un autre, dès lors que le client avait fait sa réservation de voiture à l’avance.
La commission d’immatriculation d’Atout France, la structure qui a décidé de retirer cette licence, n’a pas encore officialisé les raisons de sa décision. Elle aurait néanmoins estimé que les Kangoo utilisées par la société d’Avignon ne seraient pas conformes aux critères d’attribution de la licence : les véhicules utilisés doivent être des berlines ou des limousines, bref haut de gamme, confortables et conduites par un chauffeur en costume. En outre, ce type de véhicule ne peut pas être hélé dans la rue, pour embarquer un client.

Hier, Easy Take minimisait l’impact de cette décision, estimant que la perte de la licence n’est que temporaire, qu’en outre cette activité de voitures de tourisme ne représente qu’une faible part de son chiffre d’affaires, entre 10 % et 15 %. « L’entreprise n’est pas en péril », disait ainsi Elsa Rotureau, sa porte-parole. Avant d’ajouter : « Nous avons toujours notre licence de transports routiers de voyageurs (...) On va donc s’appuyer sur elle et peut-être ne pas transporter de personnes seules pendant une petite période ». De son côté, l’avocat de la société, le Marseillais Julien Scapel, annonçait qu’un recours sera très certainement formé contre cette décision. 

Il attendait toutefois de recevoir les motifs de la commission, avant d’engager l’action devant le tribunal administratif. Les artisans taxi ont appris cette décision avec satisfaction, mais ils restaient « prudents », selon André Garcia, le président de leur union régionale en Languedoc-Roussillon. Easy Take espère bien récupérer la licence qu’on lui a retirée, en remplaçant ses Kangoo par des véhicules plus luxueux.



P. BRUYNOOGHE
pbruynooghe@midilibre.com et K. HANIN chanin@midilibre.com

Les taxis low-cost bientôt à l'arrêt

La compagnie à bas coûts Easy Take, qui transporte des personnes dans Avignon et dans ses environs, a été radiée selon Le Parisien. Elle a déjà confirmé lundi soir avoir perdu une de ses deux licences.


Le guerre des taxis avignonnais touche-t-elle à sa fin ? Selon Le Parisien - Aujourd'hui en France paru ce mardi , la compagnie à bas coûts Easy Take a été radiée par la commission d'immatriculation d'Atout France, l'agence de tourisme nationale. Depuis janvier 2010, les vingt véhicules de la société transportent des clients dans Avignon et ses environs, uniquement sur réservation. Pour faire baisser les prix, la compagnie utilise des espaces publicitaires sur les voitures et sur des écrans à l'intérieur. Résultat: des courses parfois deux fois moins chères que celles facturées par les taxis de la ville, ce qui a suscité la grogne des artisans taxis d'Avignon.
Début mars, près de 900 chauffeurs ont ainsi organisé une opération escargot dans le centre-ville d'Avignon pour dénoncer la «concurrence déloyale» d'Easy Take. Les syndicats de taxi accusent la nouvelle compagnie de ne pas respecter la loi en pratiquant la maraude, ce que dément Easy Take. Dans un contexte par ailleurs difficile, la compagnie low-cost serait responsable, selon eux, d'une diminution de 30% de leur activité.
D'après Le Parisien- Aujourd'hui en France, la commission d'immatriculation s'est appuyée sur quatre PV dressés par la police d'Avignon pour retirer la licence de «voitures de tourisme avec chauffeur» à Easy Take. Les Kangoo de la société n'aurait ni le confort ni la signalétique de cette catégorie de véhicules et exercerait en réalité le métier de taxi.La décision devrait être appliquée dès sa parution au Journal officiel. Easy Take indique, de son côté, n'avoir «reçu aucun document officiel» et «ne pas savoir ce qui [lui] est reproché».

Une des deux licences déjà perdue

Déjà, lundi soir, Easy Take a confirmé avoir perdu sa licence de «voitures de tourisme avec chauffeurs» mais indiquait conserver une autre de «transport routier de voyageurs», qui lui permet de transporter au moins deux personnes. Cette activité représente, selon la société, 97% de son chiffre d'affaires. «On va donc s'appuyer sur notre seconde licence et peut-être ne pas transporter de personnes seules pendant une petite période», a déclaré à l'AFP Elsa Rotureau, porte-parole de la société.
La perte de la seconde licence pourrait, cette fois, sonner le glas des ambitions d'Easy Take qui indiquait avoir investi un million d'euros pour se lancer. La Cour d'appel de Nîmes doit par ailleurs rendre sa décision le 19 avril . Le syndicat des artisans taxis du Vaucluse lui a demandé de prononcer la cessation d'activité ou l'interdiction d'exercice d'Easy Take.



LIRE AUSSI :
» Les taxis low cost tentent de percer en France

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lundi 21 mars 2011

EASY TAKE : le système mafieux du low-cost avignonnais

Easy Take, vous connaissez ? Cette société de « voiturage avec chauffeur » qui fait la nique aux taxis avignonnais (qui le méritent bien) et dont les employés sont en grève depuis presque vingt jours ? Nos excellents professionnels du journalisme local ont consacré dernièrement de nombreuses colonnes à ce conflit d’apparence banale qui voit se confronter les patrons de cette entreprise à ses salariés en colère. Ce qu’ont oublié de vous dire ces investigateurs hors-normes, c’est ce que cache réellement cette admirable enseigne subventionnée à vocation « sociale », comme s’en vantent ses gérants, lesquels pratiquent un « patronat » digne des meilleurs négriers du siècle dernier… Pour le dire autrement, chez Easy Take, on encule à sec.

Et « easy », qui plus est, puisque personne ne s’est soucié d’aller un peu plus loin fouiller leurs petites combines d’apprentis mafieux. Pas plus les financeurs, politiques ou administrations, que la presse, qui ne couvre que le versant conflictuel de l’aventure. Bien au contraire : Easy take a bénéficié d’une couverture médiatique impressionnante depuis sa création, se présentant comme de jeunes entrepreneurs audacieux et politiquement corrects. Les chevaliers blancs du low-cost, en somme…

L’art de la subvention et de l’exploitation négrière
Résumons : « Easy Take », c’est au départ, deux affairistes d’opérette qui découvrent un jour un « concept » nouveau : proposer au public avignonnais un mode « alternatif » low-cost de taxitage qui ne dit pas son nom, utilisant pour cela toutes les lacunes de la loi qui régit ce type d’activité. Pour bien faire, ils situent leur siège social en Courtine, profitant ainsi des éxonérations généreuses de l’Etat et des collectivités pour ces zones dites « franches », c’est à dire défiscalisées.

Pour compléter ce système avantageux, et afin de s’assurer d’un maximum de rendement, ils recrutent ciblé : Fins de droit, RSA, mères célibataires, étrangers etc. De quoi leur permettre d’accéder au dispositif CUI (Contrat Unique d’Insertion)* qui leur subventionne 95% des salaires au SMIC et l’exonération des charges. Cela plus une multitude d’avantages fiscaux et financiers divers liés à leur statut de jeune entreprise en zone franche. Ou comment s’assurer de confortables revenus sur le dos de nos contributions fiscales, tout en exploitant leurs employés sans état d’âme, dont les fiches de paye n’excèdent jamais 1070 euros net, versés bien souvent en retard qui plus est…

Plus grave : lesdits employés sont bien loin de travailler les 35 heures du contrat qu’ils ont signé. En réalité, les patrons d’Easy Take, non contents de ne pas débourser de leur poche un seul centime ou presque pour les rémunérer, ont mis au point un système aux petits oignons (mais parfaitement illégal) pour régir le temps dû de leurs esclaves : en fait, les chauffeurs (une quarantaine) sont tenus de travailler 9 à 10 heures par jour, auxquelles il faut rajouter les 2 heures quotidiennes de pause sur site (en Courtine, rappelons-le), ce qui leur fait tout de même une douzaine d’heures de présence, à la disposition entière de la société.

Pour cela, ils ont trouvé une astuce qui croient-ils, leur autorise de considérer les temps d’attente dans le véhicule comme une « astreinte ». Celle-ci est payée 50% du tarif horaire en vigueur, quand les temps effectifs de conduite sont rémunérés à 100%. Résultat : les chauffeurs d’Easy Take travaillent 10 heures pour le prix de 6 ou 7, et le tour est joué !

Ainsi, Quentin**. Ce chauffeur conduit depuis plusieurs mois pour la société. Tenu d’être à disposition d’Easy Take, il n’est pas rare qu’il soit appelé en plein repos hebdomadaire, un dimanche ou un jour férié, pour assurer une course sur la demande pressante de ses chefs. Pour bien sûr toujours le même salaire en fin de mois, qui ne dépasse jamais le SMIC. Il est vrai que ses jours fériés travaillés sont royalement (!) augmentés de 25 euros net. il n’empêche qu’il est corvéable à merci, et si par malheur il ose la ramener, son « capo » Christophe Périconne, officiellement responsable du personnel, en réalité gros bras sans état d’âme et flic en chef du clan, n’hésite pas à le menacer de lui envoyer un « Roumain » pour le remettre au pli. Un des ses collègues insuffisant respiratoire chronique qui se plaignait de sa condition, s’étant même vu intimer froidement de « respirer tant qu’il le pouvait encore »… La classe.

Menaces, intimidations et flicage généralisé
Il est vrai que les « Roumains » et autres ressortissants des pays de l’Est, le clan d’Easy Take connaît bien. L’associé Olivier Michel dirige d’une main de fer (sous le nom de son père André, « cultivateur » et « homme d’affaires » vauclusien) une entreprise sorguaise de fabrication et d’import-export de palettes, XPAL, condamnée par la justice pour emploi frauduleux de travailleurs illégaux, en majorité originaires de l’est de l’Europe, et depuis janvier 2011 en liquidation judicière. Quant à l’autre associé et patron en titre de cette respectable entreprise, Jean Sibade, il dirigeait une boîte de nuit sur la Côte d’Azur avant l’aventure Easy Take. Autant dire que les méthodes expéditives de gestion « experte » du personnel, ils maîtrisent…

La preuve, leur dernière trouvaille : un logiciel « révolutionnaire » qui va permettre à la société de gérer à distance les plannings de ses chauffeurs. Ainsi, ce logiciel coupera t-il automatiquement les moteurs des véhicules, lorsque ceux-ci ne seront pas en course. Une méthode très rationnelle de gestion économique, qui sent toutefois son Big Brother à plein nez. Car pour le faire fonctionner, il faut évidemment le coupler au GPS du véhicule, ce qui est une autre manière de flicage efficace du pauvre employé, destiné à se geler ou étouffer durant ces temps de latence, payés, rappelons-le, à moitié du SMIC horaire…

Déjà, la trentaine d’employées du call-center de la société sont soumises à une surveillance vidéo généralisée. Les opératrices, toutes en situation délicate lors de leur embauche -mères célibataires, fins de droit- n’ont qu’à la fermer et subir le voyeurisme du « capo » : jeter un coup d’oeil à son portable lors du service est immédiatement vu sur les écrans du maton et aussitôt réprimandé. Un exemple parmi tant d’autres de ce flicage digne d’un bagne privé comme en possède l’état de Floride.

En fait, derrière cette arnaque aux subventions, ce déni généralisé de la personne humaine et de ses droits de travailleur, se cachent de dangereux prédateurs dont le seul objectif est de franchiser leur concept « novateur » et le revendre très vite avant d’avoir trop d’ennuis avec la justice. Tout juste comme ils viennent de le faire à Nimes et Montpellier. Un trio d’affairistes sans scrupules qui n’ose guère cependant chasser sur les terres des taxis des grandes villes… Ceux notoirement mafieux pour de vrai comme à Marseille par exemple. Gonflés mais pas téméraires…

Jean-François Bonnaventure

* CUI :1. Le Contrat Unique d’Insertion est une aide financière. Son montant et sa durée sont fixés localement par le Préfet de région, et sont régulièrement réajustés.
Cette aide, versée par l’Agence de Services et de Paiements (ASP : ex-CNASEA), se calcule en fonction d’un pourcentage du SMIC par heure travaillée, dans la limite de la durée légale hebdomadaire de travail. Elle ne peut excéder 95% du SMIC brut pour les embauches en CUI-CAE (sauf dans les Ateliers et Chantiers d’Insertion – structures qui relèvent du domaine réglementé de l’Insertion par l’Activité Economique – où ce montant est porté à 105 %) ;
2. Exonération de charges sociales. Ces exonérations concernent l’ensemble des heures rémunérées, dans la limite du SMIC et de la durée légale du travail (ou la durée conventionnelle si elle est inférieure).

**: le prénom a été changé

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EXCLUSIF. La société de taxis low-cost d’Avignon radiée

Easy Take, cette société Avignonaise qui avait osé briser le monopole des taxis il y a un an, vient d’être radiée. Selon nos informations, la commission d’immatriculation de l’agence touristique de la France (Atout France) a jugé que l’entreprise ne respectait pas la réglementation sur les «véhicules de tourisme avec chauffeur», activité pour laquelle Easy Take avait obtenu une licence.

Ces véhicules de tourisme avec chauffeur, également appelés de «grande remise» sont, en principe, des voitures de place. En clair, des berlines ou des limousines haut de gamme, très confortables, conduites par des chauffeurs en costume. Fréquentes dans les aéroports ou les gares parisiennes, ces «voitures de places», que de riches clients commandent à l’avance pour les attendre à leur descente d’avion ou de train, ne sont pas autorisées à prendre des clients sur la voie publique. Tout l’inverse d’un taxi traditionnel, donc. Sur la foi des PV dressés par les policiers d’Avignon, la commission d’immatriculation estime qu’Easy Take, dont les Kangoo jaunes n’ont rien à voir avec des voitures haut de gamme, pratiquait une concurrence déloyale envers les artisans taxis de la ville. Prononcée ce lundi, la radiation sera effective une fois la décision parue au Journal Officiel. C’est à dire dans les prochains jours, au plus tard.

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dimanche 20 mars 2011

Les taxis recrutent deux députés marseillais dans leur guerre contre le low cost

C’est l’un des lobbies les plus anciens et les mieux organisés en France. Du genre de ceux qui, comme le représentant des thoniers Mourad Kahoul, n’ont qu’à décrocher le téléphone pour avoir le préfet au bout du fil. Charles Gilardenghi, celui que le maire de Marseille désigne depuis des lustres – sans élection professionnelle – représentant des taxis, dispose même d’un bureau à l’Hôtel de Ville.

La tout jeune Union des professionnels du transport de personnes, dont nous avions interviewé le président, essaie en vain de rencontrer le ministre des Transports ? Grâce à la Chambre des métiers et de l’artisanat des Bouches-du-Rhône, les taxis ont reçu le soutien de deux députés pour qui le reportage de M6 d’août dernier semble loin Sylvie Andrieux (PS), dont le père était taxi avant d’être sénateur, et Roland Blum (UMP), ce dernier promettant de « monter une délégation pour que vos représentants soient reçus avec nous aux ministères de l’Intérieur, des Transports et du Tourisme pour défendre votre cause. »

La cible de cette opération ? Easy Take, cette société avignonnaise qui s’étend dans le grand Sud, avec des tarifs au forfait bien moins chers. Et au passage si possible Autopartage Provence, cette coopérative soutenue par plusieurs collectivités locales, que Lolo Gilardenghi a dans le collimateur depuis plusieurs mois. Et aurait finalement obtenu des assurances de la mairie de s’occuper du problème, tandis que les principaux concernés, surpris, navrés par cet « amalgame », même si pas trop inquiets, ne sont « au courant de rien ».

Le syndrome Ryanair ?

Pour Easy Take, l’angle d’attaque est simple : le low-cost, un terme que ne récuse pas Johanna Gryczynski, chargée de la comm’ de l’entreprise. « On est dans la mondialisation, dans la déréglementation qui nous menace tous », lance dans La Provence Sylvie Andrieux. Roland Blum fait lui un parallèle avec « les pratiques de Corsica Ferries et de MobyLines contre la SNCM ».

Bref, et même si Sylvie Andrieux nous assure que « ses propos ont été condensés » et qu’elle entendait signifier que « dans le cadre de la mondialisation tous les secteurs sont ouverts à la concurrence et que les taxis ne sont pas contre à condition qu’elle soit équitable », le message de Lolo & co est passé : Easy Take, dont le nom a le bonheur de ressembler à Easy Jet, est une version sur route de Ryanair, avec ses employés au droit irlandais, ses subventions déguisées et ses pseudopodes dans les paradis fiscaux.

Si le PS et l’UMP, , courent désormais les médias pour tenir le même discours sur l’aérien et le maritime, c’est la CGT, alias le « cancer du port » (dixit Blum), qui va être contente… Mais en attendant, Easy Take ne touche pas de subventions, emploie 73 personnes sous convention collective, paie ses impôts et ses charges en France. « On n’a rien délocalisé, tout est sur Avignon, y compris le centre d’appel alors que ce serait bien moins cher par exemple au Maghreb », fait noter Johanna Gryczynski.

Bataille ancestrale

Pour les taxis, une « concurrence déloyale ». Pour les observateurs avisés, comme l’universitaire Richard Darbéra, que nous avions interrogé, une étape de plus dans la guerre que livrent les taxis à la petite remise. La différence : contrairement aux taxis, ils ne peuvent charger des clients qui les hèlent dans la rue ou attendre à des stations, mais doivent faire l’objet d’une commande au préalable. « Pour faire pratiquement la même chose que les taxis, ils n’ont pas les même contraintes que nous : une formation, des contrôles médicaux, des contrôles pour la voiture, des stages tous les 5 ans, un compteur », plaide Jean Agius, président du syndicat des taxis marseillais (Les Verts). Une argumentation reprise par Sylvie Andrieux, qui ajoute que « les chiffres sont là avec une perte de 30% d’activité pour les taxis avignonnais. »

« Pour être chauffeur il faut 2 ans de permis avec tous ses points, un casier vierge, une visite médicale, une carte professionnelle, un brevet de secourisme. Et en internet nous formons nos chauffeurs sur le service, la conduire, les nouvelles technologies comme le GPS. On respecte notre législation », rétorque Johanna Gryczynski.

Une législation qui est justement loin de faciliter les choses. « On n’est pas les premiers, il y a de nombreuses sociétés qui existent sur Paris », assure Johanna Gryczynski, et historiquement et à l’étranger, le transport sur réservation est une activité reconnue. Sauf qu’en réponse à une interpellation d’un sénateur sûrement lui aussi bien travaillé par les taxis, le ministre de l’Intérieur Claude Guéant a estimé que « certains ont contourné la loi » et que « s’il faut de nouveaux textes, ils seront pris. »

L’esprit des lois

Cela ne ferait en effet pas de mal : Easy Take dépend de deux ministères (Tourisme ou Transports) selon le nombre de passagers pris en charge, alors que les taxis dépendent de l’Intérieur. Jean Agius reconnaît également que le fonctionnement de la profession, et notamment les tarifs sont rigides. « Mais c’est la loi qui nous l’impose. Ce ne sont pas les taxis qui choisissent les prix des courses, c’est la préfecture. »

Pour le prix des licences, que les taxis ressortent à la moindre perspective de réforme pour crier à la spoliation, il est plus prudent : « si on se place du côté du vendeur, il veut qu’elles soient les plus cher possible, tandis que l’acheteur veut qu’elles soient le moins cher possible ». Forcément : quand on a fait une belle culbute en voyant le prix de la licence doubler voire tripler en quinze ans, il y a de quoi être vigilant sur la valeur de ce « capital »… Une vision patrimoniale rejetée par Richard Darbera dans une analyse détaillée, y voyant l’expression d’une situation de rente dans laquelle, qui a Paris « constitue en moyenne un quart du prix payé par l’usager ».

Mais quand Sylvie Andrieux explique qu’elle demande juste « que l’on remette les choses à plat. Que chacun vienne avec ses revendications et que l’on voie ce qu’il en est », reste à voir si tout sera sur la table, et de quel côté la balance aura le plus de chance de pencher… Surtout que Lolo l’a dit à La Provence : « ce sera sans doute mon dernier combat et celui-là il est vital je veux le gagner ».

Coup de tonnerre, sans suite, dans le système des taxis, sur Marsactu

« Il n’y a qu’en France que les taxis ont réussi à tuer la concurrence », sur Marsactu

Nos articles sur Ryanair, le low cost, le vrai

Publié dans Polémique | Tags autopartage, Charles Gilardenghi, easy take, marseille, ps, roland blum, sylvie andrieux, taxis, transports, ump

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vendredi 18 mars 2011

Les taxis low cost, dans l'oeil du cyclone

Les chauffeurs de taxis se plaignent d'une nouvelle concurrence exercée par les véhicules de tourisme avec chauffeur. Le Gouvernement assure qu'il agira.

Pour exercer la profession de taxi, le chauffeur doit être titulaire d'un certificat de capacité professionnelle et d'une autorisation administrative de stationner sur la voie publique. Aujourd'hui, cette profession s'estime victime d'une concurrence déloyale provenant des véhicules de tourisme avec chauffeur (Les voitures avec chauffeur affichent une vignette sur le pare-brise), qui pratiquent des prix bas, d'où leur surnom de "taxis low cost".

Créée pour développer les services touristiques, cette nouvelle catégorie de transporteur, n'est pas autorisée à stationner sur la voie publique dans l'attente du client sauf si elle a été préalablement retenue, contrairement aux taxis, et les voitures doivent répondre à certains critères. "Une étude attentive a été entreprise pour vérifier les caractéristiques des services proposés et des véhicules mis à disposition", explique le ministre de l'Intérieur. "Dans l'esprit du Gouvernement, ils est tout à fait exclu que les taxis aient à souffrir d'une concurrence déloyale", poursuit-il.
Pour aboutir, des contrôles seront menés et si des textes doivent être réformés, ils le seront.

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jeudi 17 mars 2011

Autolib’ : les taxis s’y opposent

Ça démarre mal pour l’Autolib’ parisien. Alors que le service n’est même pas encore lancé, il s’attire déjà les foudres des taxis de la Capitale qui ont manifesté devant la mairie de Paris le 21 février dernier.

Premiers opposants

De par sa nature et son ampleur, un service comme l’Autolib’ ne pouvait pas faire l’unanimité. Le projet nécessite en effet de réquisitionner un certain nombre de places de stationnement alors qu’elles sont déjà limitées dans la capitale. Lors de la présentation officielle, des riverains s’inquiétaient déjà du manque de places de stationnement.

Rachida Dati, maire du 7e arrondissement de Paris, avait, elle aussi, déjà exprimé ses inquiétudes quant au sort des taxis parisiens avec l’arrivée de cette nouvelle concurrence. Une inquiétude semble-t-il partagée par la profession qui vient de se soulever contre l’arrivée du service d’autopartage.

Concurrence déloyale

Les taxis craignent pour leur chiffre d’affaires et leurs conditions de travail. La Chambre syndicale des artisans du taxi parisien (CSAT) et l'Union nationale des industriels du taxi (Unit) les soutiennent. Cependant, seules quelques dizaines de taxis ont manifesté devant l’Hôtel de ville fin février.

Autolib’, en proposant aux parisiens des voitures en libre-service à toute heure, et avec une grande flexibilité (prise du véhicule à un point, dépôt à un autre), constituerait une concurrence déloyale, puisqu’il serait alors meilleur marché que les services de taxis.

Pas de réduction des emplacements de taxis

Pour appuyer leur démarche, les taxis parisiens ont rédigé une lettre au maire de Paris, Bertrand Delanoë, pour lui faire part de leurs craintes, et de leur sentiment d’être les victimes de la politique de déplacement de la ville. Une politique qui leur impose cette nouvelle concurrence mais complique aussi leur travail avec, par exemple, le projet de fermeture des voies sur berges.

Il est vrai que l’Autolib’ devrait prendre le même chemin que le Vélib’ et ses nombreuses stations en plein air entraînant le développement de bornes de stationnement et de recharge dans les rues de Paris, et rognant donc un peu plus sur le faible nombre de places de stationnements disponibles.

Ainsi, les taxis craignent qu’on empiète en plus sur leurs emplacements. Pour le moment, le maire de Paris leur assure que l'arrivée de l’Autolib’ ne réduira pas leur nombre d’emplacement… L’avenir nous le dira.

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Nîmes : Les chauffeurs de taxi regroupés contre Easy Take


Easy Take espère un feu vert pour ses véhicules low-cost. Les taxis dénoncent.

Mardi, la cour d’appel de Nîmes a mis en délibéré au 19 avril sa décision sur l’accusation de “concurrence déloyale”, portée par le syndicat des artisans-taxis du Vaucluse à l’encontre de la société de transport de personnes à bas coûts Easy Take (Midi Libre d’hier). « Nous respectons la législation, nous n’avons pas entendu d’arguments nouveaux, donc nous restons confiants », affirmait Jean-Marc Sibade, l’un des fondateurs de la société avignonnaise.

A quelques mètres de là, des artisans-taxis du Vaucluse et du Gard s’étaient regroupés autour de Jean Capezza qui mène, depuis plus d’un an, la lutte contre le transporteur à bas coûts, en service à Avignon depuis le 15 janvier 2010. « On attendra le 19 avril et s’il faut redescendre dans la rue on redescendra ! » lançait le président du syndicat des taxis du Vaucluse. « On n’est pas contre le droit d’entreprendre, mais à condition de respecter les réglementations », poursuivait-il.

Selon lui, l’arrivée d’Easy Take à Avignon aurait fait chuter de 30 % le chiffre d’affaires des artisans-taxis de la ville. Des chiffres qui ne sont étayés par aucune étude crédible, a affirmé, mardi, l’avocat de la société.

« On aimerait que les choses se tassent, insiste Jean-Marc Sibade. La plupart de nos courses concernent des clients qui ne faisaient pas appel aux taxis. Nous espérons convaincre les artisans que nous agissons en complément et non en concurrents ».
Mais, pour l’instant, les taxis ne l’entendent pas de cette oreille.

Venue assister à l’audience de la cour d’appel, Sandrine est taxi à Nîmes. « Ils font du taxi, tout simplement ! », dit-elle, s’attirant l’approbation de ses collègues regroupés autour d’elle. « Notre profession a déjà beaucoup évolué ces dernières années, pour aller vers un transport de qualité et une meilleure sécurité ». Easy Take a vu son installation à Nîmes retardée, mais « les véhicules devraient être livrés le 22 mars ». Montpellier suivra...

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mercredi 16 mars 2011

Nîmes : Taxis et transporteur à bas coûts se retrouvent face à face devant les juges

La cour d’appel tient aujourd’hui audience sur la plainte contre la société Easy Take, accusée de concurrence déloyale.

Ils étaient près d’un millier de taxis, le 1er mars à Avignon, pour manifester afin de dénoncer la concurrence qu’ils affirment « déloyale » des véhicules de la société Easy Take. Cette société de transport de personnes low cost a été lancée en janvier 2010 à Avignon et elle s’étend dans la région : à Nîmes déjà et bientôt à Montpellier.

L’entreprise a vu le jour dans le cadre de la loi de juillet 2009 sur le tourisme, qui a simplifié le régime des voitures de tourisme avec chauffeur. Combinée à une conjoncture économique difficile, l’arrivée d’Easy Take aurait réduit de 30 % l’activité des taxis locaux, selon le patron du syndicat des artisans-taxis du Vaucluse, Jean Capezza.

Un jugement de Salomon

En novembre, un jugement rendu par le tribunal de grande instance d’Avignon a condamné Easy Take pour avoir exercé sans immatriculation jusqu’à fin mars 2010. Mais sur le principe - l’entreprise ayant désormais obtenu son immatriculation - la concurrence déloyale n’est plus retenue. « Un jugement de Salomon (...) mais nous sommes contents car il nous donne raison sur le fond », constatait alors Jean-Marc Sibade, directeur commercial d’Easy Take.

La cour d’appel de Nîmes réexamine l’affaire aujourd’hui. « On craint d’être déçus par le résultat », reconnaît Cyrille Guyonvarch, le patron du syndicat des taxis du Gard, « mais, poursuit-il, on n’a pas l’intention de laisser la part belle à Easy Take. »

De son côté, le responsable de la Fédération française des taxis de province pour l’Hérault, Philippe Llabador, souligne qu’un rendez-vous est prévu dès jeudi au ministère.

Le même jour, la Chambre des métiers des Bouches-du-Rhône rencontrera des parlementaires de tous bords afin de déterminer « la façon dont cette concurrence déloyale peut être portée devant l’Assemblée ». Taxi ! Suivez cette affaire s’il vous plaît...

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vendredi 11 mars 2011

SENAT - Questions au gouvernement : Taxi Low Cost

"Il est tout à fait exclus, dans l'esprit du gouvernement, que les taxis aient à souffrir d’une concurrence déloyale". Claude Guéant Ministre de l’intérieur – 10 mars 2010.

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NÎMES - Les taxis gardois prêts à défendre leur profession

Une nouvelle manifestation de taxi pourrait se dérouler le 15 mars. Les professionnels dénoncent les licences de "véhicules de tourisme avec chauffeur" plus facilement délivrée par le ministère du tourisme et l'apparition de société de transport à bas coût dans le sud de la France (low cost). Ils demandent l'application pour tous, d'un protocole d'accord datant de 2009, qui établit des conditions « de concurrence loyale ».

Le 1er mars, 1000 taxis  du grand sud s'étaient retrouvés à Avignon pour manifester, action plutôt rare dans cette profession.

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mardi 8 mars 2011

Les taxis low-cost arrivent

Easy Take est parvenue à mettre 1000 artisans taxis dans les rues d’Avignon et de sa région mardi dernier. Un joli coup de pub si l’on en croit la direction de la société, qui affirme que le téléphone ne cesse, depuis, de sonner pour se renseigner sur l’entreprise qui a osé s’opposer au monopole des taxis.

Neige : des milliers de voyageurs ont passé la nuit à RoissyLe monopole des taxis à rude épreuve
Easy Take fait rouler à bas coût, depuis un an à Avignon, une vingtaine de véhicules de transport de personnes… Depuis, près de 80000 clients ont été enregistrés. Il est vrai que les tarifs sont très compétitifs. Et ils sont inchangés le jour et la nuit… Un exemple : pour 7 km, les clients paient à Nîmes près de 11 € le jour et plus de 16 € la nuit, contre 7 € (nuit et jour) à Easy Take. Pour 50 km, la différence est énorme : 35 € nuit et jour pour Easy Take, contre 78 € de jour pour les taxis traditionnels et 117 € la nuit!
« La manif de mardi a eu des effets bénéfiques pour notre société. On nous appelle de partout en France pour ouvrir des franchises », lance, provocateur, Jean-Marc Sibade, celui qui, avec un ami, a fondé Easy Take. « Dans quelques jours, on ouvre une succursale à Nîmes, puis une franchise à Montpellier en mai. On a des contacts à Fontainebleau, Saint-Quentin et en Seine-et-Marne », complète Jean-Marc Sibade. Mais comment peut-il se permettre de faire payer en moyenne deux fois moins cher le même trajet qu’avec un taxi traditionnel? « On achète des véhicules confortables mais pas trop chers et surtout qui consomment moins que les taxis. En plus, toutes nos voitures sont recouvertes d’espaces publicitaires, ce qui nous permet de faire payer moins cher à nos clients. A l’intérieur du véhicule, nous avons également des pubs qui défilent. Chez nous, c’est le même prix en journée que la nuit et on est joignable 24 h sur 24 et 7 jours sur 7. Je ne suis pas un concurrent déloyal des taxis, nous sommes complémentaires. Les clients qui commandent nos voitures ne prenaient pas les taxis avant. »
Ce n’est pas la version des taxis avignonnais, qui estiment avoir perdu 30% de clientèle en un an. Ils ont saisi le TGI d’Avignon pour « concurrence déloyale »… La première décision étant favorable à Easy Take, les taxis traditionnels ont fait appel. La cour d’appel de Nîmes doit statuer le 15 mars.

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Le monopole des taxis à rude épreuve

Ça chauffe sous le capot des taxis. Et si ce n’est pas encore la guerre, cela pourrait y ressembler très vite! Il y avait les compagnies aériennes low-cost, il y a maintenant les taxis à bas prix. Avec un tarif unique de jour comme de nuit, et des prix deux à trois fois moins chers, une société de véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC) concurrence sérieusement depuis un an les taxis d’Avignon.

Jusqu’à présent limitée à cette région, cette société envisage d’aller bientôt à Nîmes, Montpellier, mais aussi et surtout en Ile-de-France. Une sévère menace contre le monopole des taxis parisiens qui crient à la concurrence déloyale.
Menace sur la visite de Sarkozy
Souvent critiqués, à tort ou à raison, pour leur mauvaise humeur et leur protectionnisme — en 2008, le rapport Attali, resté lettre morte, préconisait notamment la mise en circulation de 600 voitures supplémentaires à Paris — les taxis parisiens vont donc avoir une bonne raison de s’énerver. Car en fait de taxis low-cost, ces véhicules n’ont pas du tout le statut de taxi et pas les mêmes contraintes. Autant d’arguments qu’ont déjà fait valoir les professionnels du sud de la France devant les tribunaux.
Mais la colère n’est pas loin de s’étendre, comme le laisse entendre le président de la Fédération nationale des artisans taxis (Fnat), Jean-Claude Richard. D’autant plus que les quatre roues ont d’autres raisons de craindre pour leur emploi : la concurrence des motos-taxis les inquiète également. Sans parler de l’offensive des limousines et autres navettes privées.
Certes, une loi de 2009 contraint les sociétés qui font rouler des taxis non traditionnels à ne travailler que sur réservation. Mais, bien qu’elle ne soit mise en œuvre que le 1er avril, la Fnat craint que cette réforme soit insuffisante et en appelle à l’Elysée pour une réglementation plus drastique. Avec un ultimatum fixé à… aujourd’hui, lundi! Sinon, les taxis menacent de perturber la venue de Nicolas Sarkozy, demain dans le Morbihan. Le même jour, se tiendra, à Paris, un grand débat sur l’avenir de la profession…

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dimanche 6 mars 2011

Fronde des taxis marseillais : Facebook plus efficace que les syndicats

Près de 200 artisans taxis phocéens ont rejoint la fronde contre les transports lowcost à Avignon, grâce au réseau social.
D'une certaine manière, la fronde s'est construite comme une des révolutions arabes en cours. Au départ, Greg, un jeune taxi de 32 ans, farouchement "indépendant" et "non syndiqué", qui pousse un coup de gueule dans son coin sur un réseau communautaire : "Quand j'ai su ce qui se passait en Avignon, ça m'a mis en rage, lâche-t-il, et comme j'ai vu que les syndicats ne réagissaient pas, j'ai écrit sur mon Facebook que, s'il le fallait, j'allais monter tout seul pour soutenir les collègues". Mais à l'arrivée, l'homme aujourd'hui considéré comme le "leader" du mouvement de grève par ses confrères, un titre qu'il décline poliment, n'est pas tout seul. Loin de là, même.

Hier matin, alors que la plupart des chauffeurs marseillais étaient à l'arrêt, près de 200 taxis ont fait monter la pression d'un cran, formant une impressionnante file de voitures le long du Min des Arnavaux. Un cortège en route pour la Cité des Papes, devenue la capitale de la "résistance" contre "le fléau des voitures low cost". Dans le lot, pas mal de jeunes, des anciens, et dans l'ensemble, une population qui tranche avec le cliché habituel du taxi marseillais grande gueule, amitiés louches, chaînes et bagues. "J'en ai marre qu'on montre toujours ceux de la gare, s'emporte Thierry, un rouquin de 33 ans. Eux, on sait bien qui ils sont et les autorités aussi le savent. Mais on les laisse faire. Ils rendent des services. Pour beaucoup, ce sont des colleurs d'affiches."

Et de durcir encore le ton : "Moi, je n'ai jamais escroqué personne pour nourrir ma famille ! Je travaille 12 heures par jour pour un Smic ! Et aujourd'hui, on va me mettre sur la paille !" Une cible désignéepar tous : la société de transport Easy Take, qui propose depuis janvier 2010à Avignon des transports de personnes 7 jours sur 7 et 24h/24h pour des prix "défiant toute concurrence et sans surprise". Soit, par exemple, un forfait de sept euros jusqu'à sept kilomètres pour quatre individus, contre treize euros pour un trajet similaire et individuel en taxi. Sans surprise, en quelques mois, les taxis vauclusiens ont vu leur chiffre d'affaires fondre de 30%. Seulement un début... Easy Take menace désormais de tisser sa toile à Nîmes, Montpellier puis Marseille.

"Et forcément qu'ils sont moins chers que nous !", s'indigne Philippe, un ancien docker de 42 ans qui débourse "1500 euros de crédit mensuel" pour rembourser sa licence payée 120 000 euros il y a 6 ans. "Alors qu'eux, ils n'ont pas d'obligation de compteur, pas de frais, pas de licence, les chauffeurs sont payés au lance-pierres...". À ses côtés, Nicolas, un grand gaillard de 33 ans, pense que cette "concurrence déloyale" a été autorisée pour des motifs moins avouables : "Easy Take est utilisée comme un cheval de Troie pour de plus grands groupes. Des multinationales qui veulent tuer les petits artisans avec la complicité des politiques. En 2009, ils ont fait passer en douce une loi qui autorise ces soi-disant voitures de tourisme avec chauffeur à bosser sans aucune contrainte ni licence... Mais croyez-moi, on ne va pas se laisser faire."

Une lutte du"pot de terre contre le pot de fer", dans laquelle beaucoup de taxis marseillais n'hésitent plus désormais à afficher leur "défiance" envers l'intersyndicale et son puissant président, Charles Gilardenghi. Une organisation qui a répercuté, sur le tard, le mot d'ordre de manifestation. "Comment peut-il à la fois défendre nos intérêts et travailler pour la mairie ? (1)", interroge Eric, 49 ans. Et d'enfoncer le clou : "Toutes les élections, on nous dit qu'il est élu à l'unanimité. Mais moi, en 10 ans, je n'ai jamais été convié à aucun vote. Et je ne suis pas le seul." Des critiques formulées par des "jaloux", qui, en définitive, "ne représentent personne" rétorque Charles Gilardenghi. Désireux de reprendre la main, l'homme a d'ores et déjà donné rendez-vous aux taxis ce vendredi 4 mars pour une réunion de "toute la corporation" où sera discuté "la menace des lowcost mais aussi d'Autopartage et des taxi-motos qui nous volent des courses". Les débats pourraient se conclure, insinue-t-il, l'air de ne pas y toucher, par un appel à "bloquer la cité phocéenne".

(1) Charles Gilardenghi est chargé de mission auprès de Jean-Claude Gaudin (UMP)

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jeudi 3 mars 2011

LE BOUCHON DE LA COLÈRE DES TAXIS LORRAINS

Presque deux-cents taxis lorrains ont manifesté hier matin. Partis du parc des expositions à Metz, ils ont rallié la préfecture pour porter leurs doléances et dénoncer une concurrence qu’ils jugent déloyale.
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Près de deux cents taxis ont convergé, hier matin, au parc des expositions de Metz-Métropole.
LE FAIT DU JOUR
Avec une seule et même course en vue : la préfecture de Région où ces chauffeurs venus de Moselle, Meuse et Meurthe-et-Moselle sont allés porter leurs nombreuses revendications.
Alertant au passage l’opinion publique, à grand renfort de klaxons et en roulant au pas entraînant plusieurs bouchons. Avec un petit arrêt remarqué sur la place de la République, au centre ville de Metz juste avant de prendre la direction de la préfecture.
Parmi les problèmes soumis au préfet, celui des transporteurs exerçant sans licence.
Une licence hors de prix
Pour se mettre à leur compte, les artisans-taxis doivent suivre plusieurs mois de formation, passer un examen et acheter leur véhicule. Mais surtout, pour exercer, ils sont obligés de racheter la licence à un collègue qui part en retraite. Un véritable investissement qui coûte environ 150 000€ à Metz, 100 000€ à Nancy et 90 000€ dans la vallée de l’Orne.
« Le prix est fonction du site », explique Dominique Sechi, président du groupement des taxis de Metz. Le GIE – Groupement d’intérêts économique – compte 113 artisans à Metz. C’est presque le nombre de taxis exerçant sur la zone : 115 exactement.
Sur toute l’agglomération messine, ils sont environ 160. Contre 130 à Nancy et 25 à Thionville.
La profession trouve cela bien assez : « Bien sûr que l’on peut nous dire qu’il y a de l’attente à la gare pour avoir un taxi, mais c’est deux fois trois quarts d’heure dans la journée ! Le reste du temps, ce sont les chauffeurs qui attendent… », observe Dominique Sechi.
Les professionnels ont donc vu d’un très mauvais œil arriver sur leurs terres des outsiders: « Ce sont des gens qui font du transport de personnes sans passer par la licence de taxi. Il s’agit d’auto-entrepreneurs ou de voiture de tourisme avec chauffeurs ».
« Alors que nous, nous avons entre 60 et 70 % de charges ! », rappelle Dominique Sechi. Barbara Berche, qui exerce à Metz, souligne qu’elle a dû s’équiper récemment d’un autre compteur et changer son tableau lumineux sur le toit. « Ces nouveaux équipements coûtent quand même 2000€! », rappelle Jean-Claude Potier, délégué départemental de la Fédération nationale des artisans taxis.
« Et puis il y a le gazoil : on nous a supprimé la détaxe », ajoute-t-il. « La profession est excédée par les charges. On travaille 70 heures par semaine, voilà où l’on en est ! »
Charline POULLAIN.

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«On doit tous avoir les mêmes règles»

Manifestation Plus de 150 taxis protestent contre l'arrivée des taxis low cost à Montpellier

Difficile de trouver un taxi en ville hier. La profession était en grève. Cent cinquante chauffeurs de taxi ont manifesté avec leur véhicule dans les rues de la ville, avant de rejoindre Nîmes par l'autoroute, en opération escargot.
Une concurrence
jugée déloyale
Ces taxis de Montpellier, de Béziers, Narbonne et Perpignan protestent contre l'arrivée à Montpellier, le mois prochain, de la société de taxis low cost Easy take. « C'est de la concurrence déloyale. On accepte que des nouveaux arrivent, mais il faut qu'ils aient les mêmes contraintes que nous », explique Jean-Claude. Un examen à 3000 euros, une licence, un casier judiciaire qui doit être vierge, des visites de contrôle régulières des véhicules et des taximètres : une réglementation appliquée à la profession de taxi qui n'est pas imposé à la société de transports de personnes, Easy take. Un autre chauffeur de taxi, David, indique : «Ils vont faire le même travail que nous. Si d'autres sociétés similaires arrivent, avec plus de véhicules, ça restera légal. Il faut cadrer les choses. » A Montpellier et à Nîmes, la profession craint un impact sur son chiffre d'affaire avec l'arrivée d'Easy take, «comme cela s'est passé à Avignon où le concept est né ». En attendant d'être entendu par les autorités, les taxis annoncent, « on va riposter, être plus avenants avec les clients et faire de la pub ». Avant la manifestation, les grévistes ont toutefois assuré des courses, « pour ne pas prendre nos clients en otage. »

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