jeudi 3 mars 2011
Taxis manga au Japon
Dans la ville d'Hamamatsu (ville du manga) au Japon du 1er mars au 31 mai 2011 les personnes qui voyageront en Taxi le feront dans un véhicule aux couleurs de la série de Barasui : Ichigo Mashiro.
Et comme les bonnes nouvelles n'arrivent jamais seules au pays du soleil levant les heureux voyageurs qui emprunteront ces jolies voitures se verront offrir une carte collector d'un personnage de la série dessinée par l'auteur à l'occasion de cet événement. Pas mal non ?
Cette opération vise en réalité à promouvoir l'usage de cette forme de transport en attirant les fans du manga, les otakus et la curiosité nippone ayant tendance à ne pas résister à ce genre de formule marketing. L'industrie locale de la ville d'Hamamatsu se voit ainsi revigorée.
En France le titre Ichigo Mashiro est édité par Kurokawa sous le titre les petites Fraises, au Japon il a commencé sous forme de prépublication dans le magazine Dengeki Daioh (ASCII Media Works) en 2002 avant d'être adapté en anime et OAV (titre : Encore ) de 12 et 3 épisodes en 2009.
L'histoire est celle de trois petites filles de 11 ans : espiègles Matsuri, Miu et Chika et de Nobue, 16 ans, (grande sœur de Chika). Les trois demoiselles font souvent des bêtises et vous invitent à les suivre dans leur quotidien avec humour : Et... attention avec Les petites fraises vous n'êtes pas prêts de vous ennuyer.
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dimanche 27 février 2011
Japon : des taxis verts pour un ciel plus bleu
Et pour bien soutenir ces technologies naissantes, on a vu fleurir depuis quelques années déjà des bus, des trains même hybrides et voilà que commencent à apparaître les taxi électriques. On a presque envie de dire que ce n'est pas trop tôt.
On en voit ainsi une petite pincée appartenant à la grande chaîne de taxi, Hinomaru, circuler au cœur de Tokyo, à proximité de la ligne de RER Yamanote pour des questions de rechargement, toujours maillon faible de la "chaîne de l'e-auto". Mais ça commence, et c'est déjà un début.
Photos du 22 février 2011.
A Osaka, la vitesse supérieure à même été mise depuis le 15 février 2011, où une flotte ne comptant pas moins d'une cinquantaine de véhicules - de modèle Leaf de Nissan - vient d'être lancée en espérant que l'expérience connaîtra d'heureux et de nombreux prolongements.
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samedi 19 février 2011
Les Newyorkais optent pour le "Taxi Turc"...
A la veille de la décision qui sera donnée par la Commission concernant l’appel d’offre pour les taxis de New York, l’enquête menée par la Chambre des conducteurs de taxi et de limousine de New York a dévoilé la tendance pour Karsan.
22 600 newyorkais ont évalué les trois finalistes qui sont Karsan, Nissan et Ford. Les 66% ont préféré Karsan.
Ce taux s’élève à 43% pour Nissan et à 38% pour Ford. Le président de la Chambre David Yassky a relevé qu’il n’y avait aucune date précise pour l’appel d’offre notant que les résultats de l’enquête auront un rôle significatif.
"La résistance, la maintenance et les pièces de rechange à bon prix sont aussi des critères à prendre en considération" a-t-il relevé.
Les 14 789 enquêtés sur les 22 600 ont coché la case "bien" et "très bien" pour Karsan.
Si la société Karsan devient l’adjudicataire, elle vendra 2 650 taxis pendant 10 ans à compter de 2013.
Les résultats de l’appel d’offre devraient être annoncés dans 2 mois.
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La police recueille l'ADN des chauffeurs de taxi
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jeudi 6 janvier 2011
Un taxi la nuit
Le blog de Pierre-Léon Lalonde est à lire ici
mardi 21 décembre 2010
Certains chauffeurs à New York vont être équipés de gilets pare-balles
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mercredi 15 décembre 2010
Taxi Magog-Orford offre déjà des courses prépayées depuis 5 ans
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lundi 13 décembre 2010
Canada : Québec lance les «Cool taxi»
«Si ma fille avait eu un coupon Cool taxi en poche, la décision aurait été simple: il y avait des taxis sur les routes et il était possible d'en prendre un pour revenir de façon sécuritaire à la maison.»
Michel Méthot était enthousiasme dimanche matin au lancement de la campagne hivernale de sécurité routière du gouvernement du Québec, à Montréal. Un élément de la campagne lui plaisait tout particulièrement: les Cool taxi, des coupons prépayés pour prendre un taxi.
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dimanche 5 décembre 2010
Free WiFi Taxi Rides by DoCoMo
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Bientôt de nouveaux taxis jaunes à New York
mardi 28 septembre 2010
L'iPhone pour payer son Taxi
Un peu comme les 10 000 taxis de New York qui sont équipés du système de paiement PayWave de Visa, qui permet à un passager de simplement passer son iPhone devant un lecteur pour effectuer son paiement, la ville essaie maintenant de transposer le même système dans ses stations de métro.
Pour mener à bien son étude de faisabilité, le système n'a été installé que sur les 28 arrêts de la ligne longeant Lexington Avenue. Les passagers qui testent le système n'ont qu'à passer leur iPhone devant un lecteur et le tour est joué.
Le système PayWave de Visa à l'essai dans le métro new-new-yorkais pourrait également être testé dans d'autres grandes villes du monde, comme Paris qui serait considérée par Visa comme un bon endroit.
La ville de New York et ses transports sont donc maintenant en collaboration avec Visa pour permettre de remplacer les billets de métro par l'iPhone.
En plus des taxis et des transports en commun, Visa implantera peut-être son système PayWave dans les commerces de la Grosse Pomme.
samedi 25 septembre 2010
samedi 5 juin 2010
NYC cherche ses taxis du futur
La compagnie qui gère les taxis new yorkais a voulu axer ses recherches à la fois sur un look futuriste et également sur des véhicules écologiques. Ainsi, au rayon énergie, le prototype appelé Unicab possède tous les attributs actuels du taxi propre: panneaux solaires sur le toit, une pile à hydrogène et une prise d’alimentation afin de le recharger en électricité. Plus étonnant, il est également équipé d’un système de freinage qui permet de récupérer l'énergie.
Enfin, l’Unicab est aussi très ludique puisqu’il dispose d’un système permettant de fournir des informations sur les points d’intérêt rencontrés tout au long du trajet. Un parfait infotainment center donc, qui réussit à allier l’utile à l’agréable. Les taxis actuels n’ont qu’à bien se tenir!
source: Yahoo
samedi 29 mai 2010
Chine: 40 taxis électriques à Shenzhen
Lundi, le Chinois Byd annonçait fièrement que 30 taxis e6 (son monospace électrique) entraient en service. Ils rejoignaient un premier lot de 10 taxis e6 déjà en circulation. Un troisième lot de 100 taxis e6 devraient suivre d’ici la fin de l’année.
Comme l’hybride F3 DM avant elle, le monospace e6 est d’abord proposé aux flottes, afin qu’ils déverminent le produit avant sa commercialisation auprès du grand public. Mais les commandes sont encore plus rares que pour la F3 DM.
Alors, Byd a décidé de prendre les choses en main. Comme on n’est jamais mieux servi que par soi-même, il a fondé sa propre compagnie de taxis, Pengsheng Electric Taxi Co (en collaboration avec Shenzhen Bus Group, SBG.) Elle opère à Shenzhen, fief du constructeur.
La suite ici
dimanche 9 mai 2010
Les taxis pour femmes font fureur au Liban
Beyrouth, une tache rose est visible au milieu des kilomètres d'embouteillages quotidiens de Beyrouth. La petite Peugeot de Banet Taxi tente de se faufiler entre les 4x4 rutilants, les vieilles Mercedes et les minibus qui zigzaguent dans un joyeux chaos.
Mais contrairement aux premières semaines, tout le monde ne se retourne plus sur son passage avec des yeux éberlués. Banet Taxi, littéralement «taxi pour filles», fait désormais partie du paysage.
L'entreprise a été lancée il y a un an au Liban, une première au Moyen-Orient. Le concept est simple: des taxis conduits par des femmes, réservés aux femmes et aux enfants.
«L'idée m'est venue lors d'un voyage en Thaïlande, où j'ai vu dans les rues des taxis roses, mais pas nécessairement conduits par des femmes. À l'époque, je ne savais même pas que les Pink Ladies Cabs avaient été lancés au Royaume Uni!» explique l'instigatrice du projet, Nawal Yaghi Fakhri.
Plus de sécurité
Les hommes n'ont le droit d'utiliser Banet Taxi que s'ils sont avec une femme. Sinon, ils sont gentiment priés d'aller voir ailleurs. «Au début, on a dit que le concept était sexiste, mais mon but était simplement de proposer un nouveau service qui offre plus de sécurité aux femmes, explique Nawal Yaghi Fakhri. Refuser des hommes permet surtout de protéger les conductrices.»
«Avant Banet Taxi, la nuit, je n'aurais jamais osé prendre un taxi conduit par un homme pour rentrer chez moi. Maintenant, c'est beaucoup plus simple. Avec une femme, il n'y a jamais d'histoires, et on se sent plus proches», dit Lynn, 17 ans.
Le succès de Banet Taxi est fulgurant, tant auprès des enfants qui rentrent de l'école que des femmes de tous âges, notamment les étrangères. Banet Taxi, qui compte plus de 1000 clientes, a plus que doublé son chiffre d'affaires en un an. De trois au début, son parc compte maintenant 10 voitures. Le concept marche tellement bien qu'il a récemment été lancé en Égypte.
Une affaire qui roule
«Nous employons une quinzaine de conductrices, et nous travaillons 24heures sur 24, assure Nawal Yaghi Fakhri, dans ses locaux roses flambants neufs. Nous avons fait entrer dans les moeurs le fait qu'une femme peut conduire un taxi. Avant, elles n'étaient que deux ou trois dans tout Beyrouth.»
Les conductrices de Banet Taxi ont en général plus de 30 ans et sont issues de toutes les confessions. Chadia, une nouvelle recrue, musulmane divorcée, endosse fièrement l'uniforme de rigueur: pantalon noir, chemise blanche et cravate rose. «Dans une société machiste comme au Moyen-Orient, c'est important de montrer que nous pouvons conduire un taxi comme les hommes. Nous les narguons un peu», lance-t-elle avec une pointe de malice.
L'essor de Banet Taxi fait d'ailleurs parfois grincer des dents. Dans l'entreprise Viva Taxi, la question fait débat. «Si toutes les femmes se mettent à conduire des taxis dans Beyrouth, ça deviendra dangereux pour nous!» prévient Joseph, un chauffeur de la vieille génération.
«Les femmes conduisent bien des voitures, alors pourquoi pas des taxis? réplique son collègue Abdallah. Je ne crois pas qu'il y aura de concurrence entre nous, car nous ne visons pas la même clientèle.»
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Les dômes publicitaires suscitent la grogne
À peine installés sur des taxis de la métropole, les nouveaux dômes publicitaires soulèvent la grogne chez certains chauffeurs, qui craignent de perdre des clients parce qu’ils ressemblent «à des livreurs de pizza».
«Les gens sont visuels. Ça fait passer le taxi inaperçu comparativement à ceux qui n’ont pas de dôme», déplore Amirouche Aithamouda, qui prend le volant sous la bannière de Taxi Coop.
| Amirouche Aithamouda n’aime pas les nouveaux dômes publicitaires. Photo Luc Laforce |
Selon le président de l’entreprise et du Regroupement des propriétaires de taxi de Montréal, Laval Bilodeau, ce problème, s’il survient, sera de courte durée. «Les gens seront peut-être surpris les premières fois qu’ils en verront un, mais il vont s’habituer», dit-il.
Le nouveau support publicitaire, officiellement lancé lundi, devrait se retrouver sur 500 véhicules d’ici quelques semaines. À terme, Taxicom souhaite installer des dômes sur près de la moitié des 4 500 taxis de la métropole.
Selon des chauffeurs, de petits ajustements seront toutefois nécessaires. M. Aithamouda affirme notamment qu’il a déjà perdu l’une des deux affiches publicitaires de 12x42 pouces qui recouvrait le dôme de son taxi alors qu’il circulait sur l’autoroute 40. «Avant de répondre aux désirs de l’industrie publicitaire, on devrait se préoccuper des chauffeurs et installer des barrières de sécurité dans les véhicules», ajoute-t-il.
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La publicité a un nouveau support à Montréal. Depuis hier, elle se pavane sur le toit des taxis. D'ici à vendredi, 375 véhicules se promèneront dans la ville avec des pubs de Telus, MasterCard Banque Nationale et Tourisme Montréal. Et d'ici quelques semaines, on vise 500 véhicules pour 1000 surfaces publicitaires de 12 pouces sur 42 pouces. «Il y a 4500 véhicules en circulation à Montréal, mentionne André H. Martel, instigateur du projet et directeur général de l'agence Taxicom, créée pour l'occasion en octobre 2008. Notre but est de mettre de la pub sur 2000 dômes.»
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mardi 23 mars 2010
Monaco, capitale des véhicules verts avec le salon EVER
Pour la cinquième année consécutive, la principauté de Monaco met à l’honneur les véhicules écologiques à l’occasion du salon EVER.
Du 25 au 28 mars, le rocher, d’ordinaire réputé pour ses coupés sport et ses limousines rutilantes, verra déferler de nombreuses voitures et motos utilisant des propulsions alternatives : hybride, solaire, pile à combustible, électrique, gaz, etc. Tour d’horizon du salon le plus vert de l’industrie automobile.
Exclusivement dédié aux véhicules écologiques, le salon EVER de Monaco accueille plusieurs constructeurs généralistes venus exposer leurs modèles verts.
De ce côté, cette cinquième édition s’annonce comme l’une des plus intéressantes à ce jour, puisque de nombreux véhicules présentés au Grimaldi Forum sont des modèles de "série", c’est-à-dire qu’ils sont disponibles à la vente, ou le seront d’ici prochainement.
Exemple avec les Peugeot iOn et Citroën C-Zéro, versions européennes de la Mitsubishi électrique i-Miev, dont le lancement est programmé pour la fin de l’année, ou encore le Berlingo First Electrique, un utilitaire zéro émission qui équipera notamment la flotte de La Poste.
Nissan, partenaire officiel du salon, présentera quant à lui sa Leaf, première berline électrique du constructeur japonais, et dont la commercialisation est prévue fin 2010 au Japon, aux Etats-Unis, et sur quelques marchés européens.
Le salon accueille également des stands Toyota/Lexus (voitures hybrides), Honda (hybrides et voiture à hydrogène), Mitsubishi (électriques), Tesla Motors (coupé sport électrique), mais aussi de nombreuses sociétés spécialisées dans les transports durables, comme Newteon, distributeur en France de véhicules particuliers ou utilitaires à motorisation électrique, ou Eco & Mobilité, connu pour ses utilitaires électriques.
Sur l’espace dédié aux deux-roues, les visiteurs pourront découvrir, en première européenne, les nouvelles motos électriques de la marque Zero Motorcycles, ainsi que des scooters et des vélos à assistance électrique.
Egalement au programme, des essais de véhicules dans les rues de la Principauté ou sur des pistes dédiées, et des conférences sur les véhicules écologiques, les énergies renouvelables et le développement durable.
En marge du salon se déroulera le Rallye Monte-Carlo des véhicules à énergies alternatives.
Une centaine de véhicules partiront simultanément depuis trois villes (Lugano, Clermont-Ferrand, Annecy-le-Vieux) pour un parcours de concentration, avant une étape commune avec une arrivée sur le Port de Monaco.
Ne sont admis sur la ligne de départ, que les véhicules électriques, hybrides, GPL, gaz naturel, hydrogène, flex-fuel, ou les modèles thermiques qui ne dégagent pas plus de 120 g de CO2/km.
En guise d’inauguration du salon, le Prince Albert II se verra remettre, jeudi 25 mars, les clés d’une Smart ForTwo électrique.
Dix modèles équiperont les services administratifs de la principauté monégasques.
Salon EVER Monaco
Du 25 au 28 mars
Grimaldi Forum, Monaco
Entrée libre
Site : www.ever-monaco.com
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dimanche 21 mars 2010
Deux romans sur le taxi
Premier livre : "Taxi"
Ne jamais interviewer un chauffeur de taxi en arrivant à l'étranger, enseigne-t-on parfois aux jeunes journalistes. Trop facile, trop prévisible.
Le journaliste et réalisateur égyptien Khaled Al Khamissi a bravé l'interdit pour notre plus grand bonheur. Dans ce Taxi, qui a connu un grand succès en Égypte avant d'être traduit en plusieurs langues, il a consigné 58 conversations - réelles ou imaginaires - avec des chauffeurs de taxi du Caire à la veille de la «première élection présidentielle pluraliste», dixit le gouvernement Moubarak. Tout y passe: la misère des travailleurs, le coût de la vie exorbitant, la corruption généralisée, la brutalité policière, le foot, la haine des femmes, la montée de l'intégrisme, la mascarade électorale, la déroute de l'école publique.
À la différence de L'immeuble Yacoubian, autre best-seller égyptien racontant les dessous de la société, Taxi aborde ces thèmes graves avec plus d'humour et de tendresse que de désespoir.
En témoigne cette histoire d'une femme qui grimpe dans un taxi vêtue du fameux niqab et qui, sous le regard ahuri du chauffeur, se dévoile, se coiffe et se maquille, enfile une jupe courte. Grâce à un faux contrat de travail, sa famille croit qu'elle travaille dans un hôpital. Elle travaille plutôt comme serveuse dans un restaurant. «C'est un travail respectable pour une femme respectable, explique-t-elle. Je peux gagner en un jour en pourboires ce que je gagnerais en un mois dans cet hôpital pourri.»
Ces 58 très courtes histoires sont merveilleusement denses et fluides. Il faut bien sûr s'intéresser un peu au monde arabe pour y prendre plaisir. Mais Khaled Al Khamissi, en laissant la parole à des Égyptiens ordinaires, donne une dimension humaine à l'actualité. Car s'ils parlent d'attentats terroristes et de guerre en Irak, ces chauffeurs piquent aussi des fous rires autour d'histoires de Viagra en Haute-Égypte.
L'un d'eux suggère de servir aux États-Unis leur propre médecine. Qu'on leur déclare la guerre s'ils ne se débarrassent pas de leurs armes de destruction massive... Désormais, dans les journaux égyptiens, on dira un «protestant blanc irlandais d'Amérique», comme ils disent «deux chiites d'Irak tués», et on portera plainte s'il tue un «Noir d'Amérique»..
On est aussi touché par leurs espoirs, leurs rêves parfois naïfs, comme celui de conduire un taxi jusqu'en Afrique du Sud pour assister au match de la Coupe du monde, sans se douter que le continent africain morcelé reste inaccessible à l'Africain.
Second livre :" Utopie Taxi"
À mille lieues de là, Utopie taxi, de Jean-Marc Beausoleil, arpente le Montréal contemporain. Il fait chaud, la ville suinte. Francis, trentenaire ayant abandonné sa maîtrise sur l'utopie littéraire pour le taxi, rêve d'écrire un grand roman. L'intrigue qu'il raconte à petites doses, au rythme imposé par la canicule et la recherche de clients, tourne autour de l'hospitalisation de Charles Gosselin, le père de son amoureuse, héros de l'humanitaire, médecin sans frontières respecté mais qui cache ses liens avec la mafia.
Jean-Marc Beausoleil signe un roman (son troisième) plutôt sympathique, au style sans prétention. Ce n'est pas vraiment un suspense, même si on flirte avec le crime organisé. Plutôt une évocation de la métropole par une galerie de personnages plus ou moins caricaturaux. On s'étonne de croire à cette mère nymphomane à la soixantaine «liftée», à ce chauffeur de taxi colombien nihiliste ayant échappé à la guérilla, à ce coiffeur libanais homosexuel et imitateur d'Elvis, à cette copine professeure de judo aux «5 pieds 6 et 105 livres»... Le côté burlesque amuse, malgré une fin un peu prévisible et des coquilles qui, malheureusement, gâchent le plaisir.
Les chauffeurs de taxi sud-africains en colère
A moins de trois mois de la Coupe du monde de football, la presse sud-africaine se fait l'écho des mouvements des chauffeurs de taxis collectifs qui ont lieu dans plusieurs villes d'Afrique du Sud pour protester, notamment, contre la réorganisation du système de transport public. Une manifestation en début de semaine à Soweto a été violemment dispersée par la police, qui a tiré des balles en caoutchouc et arrêté une cinquantaine de personnes. D'après le quotidien « The Herald », l'association Santaco (South African National Taxi Council) veut protester contre la mise en place d'un nouveau réseau de transport public en vue du Mondial 2010 et dans le cadre d'un plan de « bus à haut niveau de service » (Bus Rapid Transit-BRT). Un porte-parole du Santaco a affirmé que « l'actuel modèle du BRT perdait de vue le fait que les chauffeurs de taxi étaient un important acteur économique de l'industrie des transports ». Certains redoutent que plus de 500 chauffeurs de minibus soient obligés d'abandonner leur profession.
Sur le site Internet de l'hebdomadaire africain « Mail & Guardian », la Chambre de commerce et d'industrie d'Afrique du Sud dénonce ces mouvements qui, selon elle, font peser une menace sur la réussite de la Coupe du monde. Elle appelle les syndicats de chauffeurs de taxi « à penser d'abord à l'Afrique du Sud et à arrêter leurs actions, qui ternissent l'image d'un pays accueillant et amical ». Des négociations se sont néanmoins ouvertes entre chauffeurs et certaines municipalités.