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dimanche 20 novembre 2011

Pourquoi un blocus le 28 novembre 2011 ?

les syndicats des régions PACA, Languedoc Roussillon affiliés à la FNTI soutiennent la manifestation du 28 novembre à Marseille.



Par : Fnti Taxi

jeudi 3 mars 2011

LE BOUCHON DE LA COLÈRE DES TAXIS LORRAINS

Presque deux-cents taxis lorrains ont manifesté hier matin. Partis du parc des expositions à Metz, ils ont rallié la préfecture pour porter leurs doléances et dénoncer une concurrence qu’ils jugent déloyale.
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Transporteur à bas coût dans le Sud-Est
Près de deux cents taxis ont convergé, hier matin, au parc des expositions de Metz-Métropole.
LE FAIT DU JOUR
Avec une seule et même course en vue : la préfecture de Région où ces chauffeurs venus de Moselle, Meuse et Meurthe-et-Moselle sont allés porter leurs nombreuses revendications.
Alertant au passage l’opinion publique, à grand renfort de klaxons et en roulant au pas entraînant plusieurs bouchons. Avec un petit arrêt remarqué sur la place de la République, au centre ville de Metz juste avant de prendre la direction de la préfecture.
Parmi les problèmes soumis au préfet, celui des transporteurs exerçant sans licence.
Une licence hors de prix
Pour se mettre à leur compte, les artisans-taxis doivent suivre plusieurs mois de formation, passer un examen et acheter leur véhicule. Mais surtout, pour exercer, ils sont obligés de racheter la licence à un collègue qui part en retraite. Un véritable investissement qui coûte environ 150 000€ à Metz, 100 000€ à Nancy et 90 000€ dans la vallée de l’Orne.
« Le prix est fonction du site », explique Dominique Sechi, président du groupement des taxis de Metz. Le GIE – Groupement d’intérêts économique – compte 113 artisans à Metz. C’est presque le nombre de taxis exerçant sur la zone : 115 exactement.
Sur toute l’agglomération messine, ils sont environ 160. Contre 130 à Nancy et 25 à Thionville.
La profession trouve cela bien assez : « Bien sûr que l’on peut nous dire qu’il y a de l’attente à la gare pour avoir un taxi, mais c’est deux fois trois quarts d’heure dans la journée ! Le reste du temps, ce sont les chauffeurs qui attendent… », observe Dominique Sechi.
Les professionnels ont donc vu d’un très mauvais œil arriver sur leurs terres des outsiders: « Ce sont des gens qui font du transport de personnes sans passer par la licence de taxi. Il s’agit d’auto-entrepreneurs ou de voiture de tourisme avec chauffeurs ».
« Alors que nous, nous avons entre 60 et 70 % de charges ! », rappelle Dominique Sechi. Barbara Berche, qui exerce à Metz, souligne qu’elle a dû s’équiper récemment d’un autre compteur et changer son tableau lumineux sur le toit. « Ces nouveaux équipements coûtent quand même 2000€! », rappelle Jean-Claude Potier, délégué départemental de la Fédération nationale des artisans taxis.
« Et puis il y a le gazoil : on nous a supprimé la détaxe », ajoute-t-il. « La profession est excédée par les charges. On travaille 70 heures par semaine, voilà où l’on en est ! »
Charline POULLAIN.

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«On doit tous avoir les mêmes règles»

Manifestation Plus de 150 taxis protestent contre l'arrivée des taxis low cost à Montpellier

Difficile de trouver un taxi en ville hier. La profession était en grève. Cent cinquante chauffeurs de taxi ont manifesté avec leur véhicule dans les rues de la ville, avant de rejoindre Nîmes par l'autoroute, en opération escargot.
Une concurrence
jugée déloyale
Ces taxis de Montpellier, de Béziers, Narbonne et Perpignan protestent contre l'arrivée à Montpellier, le mois prochain, de la société de taxis low cost Easy take. « C'est de la concurrence déloyale. On accepte que des nouveaux arrivent, mais il faut qu'ils aient les mêmes contraintes que nous », explique Jean-Claude. Un examen à 3000 euros, une licence, un casier judiciaire qui doit être vierge, des visites de contrôle régulières des véhicules et des taximètres : une réglementation appliquée à la profession de taxi qui n'est pas imposé à la société de transports de personnes, Easy take. Un autre chauffeur de taxi, David, indique : «Ils vont faire le même travail que nous. Si d'autres sociétés similaires arrivent, avec plus de véhicules, ça restera légal. Il faut cadrer les choses. » A Montpellier et à Nîmes, la profession craint un impact sur son chiffre d'affaire avec l'arrivée d'Easy take, «comme cela s'est passé à Avignon où le concept est né ». En attendant d'être entendu par les autorités, les taxis annoncent, « on va riposter, être plus avenants avec les clients et faire de la pub ». Avant la manifestation, les grévistes ont toutefois assuré des courses, « pour ne pas prendre nos clients en otage. »

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La guerre aux concurrents

Les taxis protestent contre la concurrence déloyale de certains véhicules.

Un attroupement de taxis se forme sur le parking de la halle d'Iraty, à Biarritz. En ce mardi matin, ils sont plus de 40 à se rallier au mouvement de grève, lancé dans le Sud-Est et plus exactement concentré à Avignon. Dans la ligne de mire des professionnels du secteur : l'implantation de la société Easy Take qui braderait ses prix et deviendrait une concurrente redoutable.
En cause, l'article 4 de la loi du 22 juillet 2009 qui libéralise le régime des voitures de grande remise. Et si les taxis du Pays basque se mobilisent contre, c'est bien parce qu'ils pensent un jour être touchés par les conséquences de ce qu'ils jugent comme une « déréglementation de leur profession ».
« Avec cette loi, les véhicules de tourisme avec chauffeur peuvent exercer la même activité que nous, mais sans les contraintes, plante d'emblée Gérard Gomez, président de la Chambre syndicale des taxis Béarn Pays basque, affiliée à la Fédération nationale des artisans du taxi. Pourtant, suite au rapport Attali de 2008, le gouvernement s'était engagé à ce que la concurrence ne soit pas déloyale entre les transporteurs. Aujourd'hui, il ne tient pas ses engagements », déclare-t-il, empreint d'amertume.
Un risque d'être concerné
Pour le responsable syndical, le Pays basque reste relativement épargné. « Mais on risque d'être très rapidement concerné par ce problème, assure-t-il, plus alarmiste. Déjà, parce que la société en question compte se développer et pourrait bien arriver jusqu'ici. Sans cela, il est possible qu'elle fasse des émules par chez nous », anticipe-t-il.
Une inquiétude partagée par les professionnels du Pays basque, solidaires du mouvement. Pour Alain, taxi à Anglet depuis 12 ans, « à part Label Vie qui fait les sorties des discothèques, pour l'instant, ça va », avoue-t-il. « Mais si demain, des voitures low-cost arrivent et nous piquent nos clients sous le nez, on sera pénalisé car nous, on ne peut pas charger n'importe où. Et eux travailleront où ils veulent », conclut le cinquantenaire, déterminé à se mobiliser pour que ses prévisions ne se réalisent pas. Thierry, taxi à Biarritz depuis 3 ans, quant à lui, s'insurge : « Que le gouvernement souhaite faire évoluer les services de taxi, je suis d'accord. Mais pourquoi ne s'adresse-t-il pas à nous, alors ? », s'interroge-t-il.
Et certains transporteurs disent déjà ressentir, au quotidien, l'impact de cette loi. Un taxi de Saint-Palais, qui a souhaité rester anonyme, accuse les voitures sans permis et le minibus de la commune dans laquelle il travaille de le concurrencer.
Une protestation visible
Seul moyen pour les taxis de se faire entendre : investir les rues. Ou plutôt les routes. Au départ d'Iraty, le cortège de 40 voitures s'est lancé dans une « opération escargot » qui a duré plus de 30 minutes. Warnings enclenchés et klaxon enfoncés, les taxis se sont rendus à la Sous-préfecture de Bayonne pour porter leurs doléances. Les professionnels réclament la refonte complète de l'article de loi controversé.
« Le secrétaire général Bernard Cremon s'est engagé à transmettre notre motion au Sous-préfet ainsi qu'aux autorités compétentes, se satisfait Gérard Gomez. Sa porte reste ouverte à l'avenir si nous en avons besoin, même si les décisions ne sont pas de son ressort », poursuit-il. Les véhicules, stationnés devant la sous-préfecture pendant les 15 minutes d'entretien, se sont dispersés aux alentours de midi.

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Trois cents taxis inquiets sont attendus au Zénith

Ils avaient accepté de faire des « concessions » en signant, au printemps 2008, un protocole d'accord relatif à l'évolution de leur profession. Nouvelle signalisation lumineuse, «   refonte totale » de la formation initiale   pour les apprentis, les taxis s'étaient décidés à faire leur mue dans le sillon du très controversé rapport Attali. Mais en parallèle de ces efforts, les politiques «   n'ont pas tenu leurs promesses », s'indigne André Garcia, président de la Fédération des exploitants taxi de l'Hérault. Le gouvernement de l'époque avait promis de «   préserver l'équilibre économique » de la profession en prévoyant la création d'une activité complémentaire de celui du taxi appelé «   véhicule de tourisme avec chauffeur ». Une nouvelle catégorie «   à usage exceptionnel » qui devait être destinée à une «   clientèle haut de gamme ». Un taxi de luxe, en somme. Mais à Avignon, c'est une compagnie low-cost qui s'est emparée du filon et a profité des avantages financiers de cette nouvelle catégorie pour concurrencer les taxis. Près de trois ans après la signature de ce protocole censé protéger les taxis, André Garcia dénonce une «   concurrence déloyale » qui exerce «   en toute illégalité ».  

« On est prêts à bloquer l'autoroute »

À Montpellier, dès 8 h, trois cents taxiteurs sont attendus devant le Zénith pour dénoncer cette situation. Après un passage par la préfecture, ils devraient rallier leurs confrères nîmois vers 11 h. Le cortège devrait compter mille véhicules à son arrivée vers 13 h, à Avignon.

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Une centaine de taxis battent le pavé

Une file ininterrompue de taxis quitte le Zénith de Montpellier en direction du centre ville. Il est presque 10 h, hier, et plus d'une centaine de taxiteurs du département sont au volant pour manifester leur colère.

Parmi eux, Serge Viguiers, le vice-président de la Fédération Nationale Du Taxi (FNDT) remet en cause la signature en 2008 d'un protocole qui a offert «   un vérirable chèque en blanc au gouvernement ». A l'époque, son syndicat avait refusé de signer cet accord qui prévoyait la création d'une nouvelle catégorie de véhicules de tourisme, exploitée depuis par la société avignonnaise   Easy Take. 10 h 30.

Le cortège progresse vers la préfecture, où une petite délégation est attendue pour déposer une motion dénoncant la situation. Le trafic se densifie. Au milieu de la colère de ses confrères, Serge Viguiers estime trois ans plus tard que   signer cet accord a été   «   une grosse erreur » qui pourrait très bientôt précipiter «   la mort du taxi ».

Un Sétois : « Leurs bagnoles iront dans le canal... »

Easy Take et son sytème low cost vient en effet de s'installer à Nîmes et prévoit sa première franchise pour avril à Montpellier. Les taxis roulent au pas. Dans un véhicule bardé du slogan   Promesses non tenues, la lutte continue un taxiteur sétois menace : «   Le premier de leurs engins qui vient à Sète, il part dans le canal. » Il est 11 h 30 et le cortège se dirige vers Nîmes pour une opération escargot. A 50 km / h sur l'autoroute,   il se murmure que 600 confrères défilent déjà à Avignon.

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A Avignon, les taxis low cost sont sur le pont


La société Easy Take a jeté un pavé dans la mare des taxis. Cette compagnie low cost, notamment basée à Avignon, propose en effet des courses à des tarifs presque deux fois moins élevés qu’en taxi traditionnel. Ca grogne chez les professionnels conventionnels.
Taxi et tarif low cost, deux associations de mots a priori faites pour ne jamais se rencontrer et vivre leur vie séparément. C’est pourtant ce principe de la course en taxi à prix réduit, que propose la société Easy Take basée à Avignon dans le Vaucluse.
Une flotte d’une vingtaine de ses véhicules taxis low cost, sillonne ainsi la cité des Papes depuis plus d’un an, confisquant une partie des courses grâce à des tarifs à rendre chèvre tous les chauffeurs de taxis traditionnels.
Pensez donc, une prise en charge de une à quatre personne sur une distance de sept kilomètres avec un véhicule d’Easy Take, coûte sept euros au client, contre… 13 € en moyenne pour un trajet identique mais avec un taxi classique cette fois. Cerise sur le capot, les tarifs d’Easy Take – qui officie également à Nîmes, Cavaillon et Montpellier - sont valables sans supplément tous les jours, et même de nuit !
Tout de vert vêtus et arborant des messages publicitaires sur leurs carrosseries, les véhicules taxis low cost d’Avignon ne sont certes pas de grandes berlines allemandes pour la plupart, mais il n’empêche, leurs voitures ont la cote auprès de la clientèle. Ainsi, ce serait déjà 80 000 clients qui auraient eu recours aux voitures d’Easy Take - qui emploie 44 chauffeurs -, selon les informations de nos confrères d’Europe 1.
Du côté des sociétés de taxis traditionnels et du Syndicat des artisans-taxis du Vaucluse, la colère monte. Ces professionnels du transport ont d’ailleurs manifesté leur courroux à Avignon, dénonçant notamment une concurrence déloyale de ces taxis low cost, qui n’ont pas l’obligation pour exercer de se munir de la (coûteuse) licence Taxi, mais d’une simple déclaration délivrée par le préfet, comme le permet une récente loi relative aux véhicules de tourisme avec chauffeur.
Résultat, les chauffeurs de taxis du Vaucluse disent avoir perdu 30% de leur chiffre d’affaires en un an, et s’estiment les dindons d’une farce orchestrée, selon eux, par les pouvoirs publics. Personne cependant parmi cette solide (et riche) corporation ne semble avoir eu la lumineuse idée de penser à baisser ses propres tarifs… Elle sait pourtant que les utilisateurs de taxis low cost, semblent eux ne rien avoir à redire aux prix pratiqués par Easy Take.

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Après Montpellier, la grogne des taxis contre le low-cost s'étend à Nîmes et Avignon

Une centaine de taxis étaient ce matin présents devant le Zénith des Montpellier, protestant contre ce qu'ils estiment être une "concurrence" déloyale. En fin de matinée, ils ont manifesté à Nîmes. L'après-midi ils étaient près de 900 en Avignon.

Ils avaient accepté de faire des « concessions » en signant, au printemps 2008, un protocole d’accord relatif à l’évolution de leur profession. Nouvelle signalisation lumineuse, « refonte totale » de la formation initiale pour les apprentis, les taxis s’étaient décidés à faire leur mue dans le sillon du très controversé rapport Attali.

Mais en parallèle de ces efforts, les politiques « n’ont pas tenu leurs promesses », s’indigne André Garcia, président de la Fédération des exploitants taxi de l’Hérault. Le gouvernement de l’époque avait promis de « préserver l’équilibre économique » de la profession en prévoyant la création d’une activité complémentaire de celui du taxi appelé « véhicule de tourisme avec chauffeur ».

Une nouvelle catégorie « à usage exceptionnel » qui devait être destinée à une « clientèle haut de gamme ». Un taxi de luxe, en somme. Mais à Avignon, c’est une compagnie low-cost qui s’est emparée du filon et a profité des avantages financiers de cette nouvelle catégorie pour concurrencer les taxis. Près de trois ans après la signature de ce protocole censé protéger les taxis, André Garcia dénonce une « concurrence déloyale » qui exerce « en toute illégalité ».

LES MANIFESTATIONS DANS LE MIDI  :

A Montpellier : Attendus à 300, environ une centaine de taxis étaient seulement ce matin présents devant le Zénith des Montpellier, protestant contre ce qu'ils estiment être une "concurrence" déloyale. Ils doivent ensuite rallier Nîmes et Anvignon où les attendent de nombreux confrères.

A Nîmes : Depuis ce matin, près de 200 taxis gardois participent à une journée de grève. Après voir exprimé leur colère en klaxonnant dans les rues de Nîmes, ils ont organisé un grand rassemblement sur le parking du stade des Costières.

Ici, les ont rejoints en fin de matinée 200 autres taxis grévistes venus de l'Hérault, de l'Aude, et des Pyrénées orientales. Ce convoi prend actuellement la direction d'Avignon où doit se dérouler la manifestation pour protester contre la « concurrence déloyale » des transporteurs à bas coût.

Les taxis veulent « envoyer un signal fort » au gouvernement et promettent de futures actions s'ils ne sont pas entendus.

En Avignon  : Près de 900 chauffeurs ont convergé à la mi-journée vers la cité des Papes, selon des chiffres concordants de la préfecture et des organisateurs. Au coeur du conflit, l'activité d'Easy Take, lancée en janvier 2010 à Avignon. Combinée à une mauvaise conjoncture économique, elle a réduit de 30% l'activité des taxis locaux, estime Jean Capezza, président du Syndicat des artisans-taxis du Vaucluse.
Selon lui, des taxis de Marseille, du Nord des Bouches-du-Rhône, de Fréjus, Nice, Cannes, Toulon, Perpignan, Béziers, Carcassonne, Montpellier, Nîmes et de la Lozère avaient fait le déplacement mardi à Avignon, où une vingtaine de véhicules d'Easy Take ont fait leur apparition il y a 13 mois.

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Les taxis manifestent contre le low cost


Les taxis du Sud-Est manifestent pour dénoncer l’apparition de nouveaux concurrents à bas coût.
Après le rapport Attali, les conducteurs de taxi ont trouvé leur nouvelle bête noire : Easy Take, un nouveau transporteur qui casse les prix en Provence en profitant d’une faille dans la loi. Mais la profession, très réglementée, n’entend pas se laisser faire et manifeste mardi à Avignon, dans le Vaucluse.

Les taxis low cost se multiplient à Avignon

Une vingtaine de véhicules, de couleur verte et couverts de publicités, ont montré le bout de leur capot il y a 13 mois dans la cité des Papes, et d'autres devraient bientôt circuler à Nîmes (Gard), Cavaillon (Bouches-du-Rhône) et Montpellier (Hérault).
Et ce à des prix forfaitaires "défiant toute concurrence et sans surprise", valables pour une à quatre personnes, jour et nuit, sept jours sur sept et sans supplément bagages. Sept euros jusqu'à sept kilomètres, par exemple, contre 13 euros pour un trajet similaire en taxi traditionnel.

Une réussite qui inquiète les taxis

Avec une course moyenne de 21 euros, Easy Take, qui emploie 44 chauffeurs, a déjà transporté près de 80.000 personnes. Une réussite qui se traduit pour les taxis traditionnels par une chute d’activité allant jusqu’à 30%, selon le Syndicat des artisans-taxis du Vaucluse.
Pour Jean Capezza, son président, "c'est l'Etat qui a faussé le jeu de la concurrence loyale" dans cette affaire, avec le risque d'une "déréglementation totale de la profession". Les taxis pensaient y avoir échappé en signant un protocole d'accord en mai 2008 avec le ministère de l'Intérieur, après avoir contesté le rapport Attali qui préconisait la fin de leur monopole.

Une brèche dans la législation

Conduire un taxi nécessite une licence, dont le nombre est limité et le prix très élevé. Pour se passer de telles licences, Easy Take profite d’une loi, adoptée le 22 juillet 2009, pour moderniser les services touristiques.
Cette dernière a simplifié le régime juridique des voitures de tourisme avec chauffeur, qui ne nécessite plus une licence, délivrée par le préfet, mais se limite désormais à simple déclaration. Les préfectures ne délivrent plus que des cartes professionnelles à ces nouveaux chauffeurs, qui doivent néanmoins répondre à plusieurs conditions d'aptitude.

“Ca va très mal se passer“

“Ils nous enlèvent du travail“, dénonce Serge, un chauffeur de taxi marseillais, qui ajoute : “Déjà que nous sommes dans une conjoncture très très difficile, on nous impose des gens comme ça… Mais je crois que s’ils viennent à Marseille, je pense qu’il risque d’y avoir le feu, comme on dit quand on va au stade. Ca va très mal se passer“.
Fin novembre, le Tribunal de grande instance d'Avignon, saisi par les taxis, a condamné Easy Take pour avoir exercé jusqu'à fin mars 2010 sans immatriculation. Mais, sur le principe, la concurrence a été jugée loyale. La cour d'appel de Nîmes réexamine l'affaire le 15 mars.

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samedi 19 février 2011

Paca : Taxi low cost


A Avignon, une entreprise propose une alternative bon marché aux taxis traditionnels.
A Avignon, Jean Capezza, le président des 300 artisans taxis du Vaucluse, est très en colère. Il en veut à la société Easy Take et à ses 30 Renault Kangoo aux couleurs flashy qui sillonnent la ville 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Il estime que ces voitures de tourisme avec chauffeur, mais qu’il considère comme des taxis, lui font une concurrence déloyale. Il les a d’ailleurs fait condamner en 2010 pour cela… Cependant, la guerre continue de faire rage parce que les tarifs pratiqués par Easy Take sont moitié moins chers que ceux des taxis traditionnels. Ces prix low cost sont possibles grâce à des annonceurs qui ont recouvert les carrosseries avec des films publicitaires et à des écrans multimédias dans l’habitacle, qui diffusent des pubs en boucle. Jean-Marc Sibade, le cofondateur d’Easy Take, explique que sa société permet « depuis la loi d’orientation des transports intérieurs de 2009 de rendre un service à des gens qui n’avaient pas accès à ce type de transport parce qu’ils habitent dans des zones semi-urbaines pas ou peu desservies par les bus ».
Pour obtenir une voiture, il faut obligatoirement contacter le standard ou se connecter sur le Web ; le client connaît d’emblée le prix de sa course puisqu’il n’y a que 4 forfaits, de 7 € pour 0 à 7 km, à 35 € pour 50 km, quel que soit le temps passé à bord. Chez Easy Take, pas de surcoût pour les bagages et les animaux, pas de tarif de nuit non plus ; c’est ce qui séduit les jeunes au sortir des discothèques. Chaque véhicule est équipé d’un défibrillateur cardiaque, d’un rehausseur de siège enfant et du journal. Après s’être rodée à Avignon, Easy Take va faire ses premiers tours de roue dans quelques jours à Nîmes, puis en mai à Montpellier.

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