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jeudi 24 mars 2011

Fraudes chez les taxis marseillais: quatre chauffeurs mis en examen

MARSEILLE (AP) — Quatre chauffeurs de taxi marseillais ont été mis en examen pour "abus de confiance, faux, usage de faux et travail dissimulé" et remis en liberté sous contrôle judiciaire dans le cadre d'une vaste enquête sur un réseau de fraudes, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.
Interpellés et placés en garde à vue en début de semaine, ils ont reconnu avoir détourné plus de 400.000 euros au total en ayant recours à des courses truquées ou indûment rallongées, à l'aide de bons de transport de la Ville de Marseille notamment, en ayant parfois recours à la fausse facturation ou en falsifiant les déclarations faites aux organismes sociaux.
Une cinquantaine de policiers de la brigade du travail dissimulé de la Sûreté départementale de Marseille avaient multiplié ces dernières semaines les surveillances et les filatures, afin de mettre au jour les pratiques controversées depuis des années de chauffeurs de taxi de la gare Saint-Charles, en plein centre-ville de Marseille.
Quatre autres chauffeurs de taxi doivent être convoqués ultérieurement par le juge. AP

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mercredi 23 mars 2011

Huit taxis de la gare Saint-Charles arrêtés


À la gare Saint-Charles, certains taxis sont soupçonnés d'avoir commis plusieurs infractions, durant plusieurs années. Les enquêteurs menaient toujours leurs auditions, hier soir, à l'hôtel de police pour comprendre l'ampleur des dérives.
Photo Frédéric Speich
Des témoignages à la pelle, des émissions de télé en écho à des articles de presse, sans cesse plus nombreux, pour dénoncer les dérives. Les taxis de la gare Saint-Charles se savaient menacés. Ce n'était certes qu'une vague de protestation diffuse. Elle a fini par s'abattre sur eux de façon très concrète, hier au petit matin. Huit hommes âgés d'une quarantaine d'années ont été interpellés, à leurs domiciles, soupçonnés notamment d'abus de confiance, par la brigade du "travail dissimulé" de la Sûreté départementale.
Tous exercent la profession de chauffeur de taxi dans la station de la gare Saint-Charles, celle où, depuis plusieurs années, des dizaines de clients seraient victimes de leurs travers. Courses refusées, trajets surfacturés, fraude fiscales : de lourdes charges pèsent sur les suspects, dont la garde à vue a été prolongée hier soir.
Le parquet avait réclamé l'ouverture d'une enquête,à la fin de l'été dernier, après la multiplication de plaintes et de réclamations. Le maire de secteur, Patrick Mennucci s'était aussi ému de la situation en adressant un courrier au procureur : "J'ai simplement établi un signalement, comme tout maire est en droit de le faire. Si on ne met pas un coup de pied dans la fourmilière, rien ne bouge. Que la justice s'intéresse à des faits dont tous les Marseillais sont conscients, c'est plutôt une bonne chose. On est dans un système inacceptable, qui donne une très mauvaise image de la ville."
Les enquêteurs ont agi sur commission rogatoire du juge d'instruction Karine Molco, qui a ouvert une information judiciaire en octobre dernier. Pour se faire une idée précise des infractions commises par les taxis, les policiers n'ont pas hésité à effectuer des filatures, à travers la ville. Une très bonne façon de vérifier certaines courses pour le moins suspectes. "Pour rejoindre certains quartiers, il y avait parfois de sérieux détours, indiquait une source proche de l'enquête. Les touristes et les Parisiens étaient parfois baladés sans se rendre compte de rien."
Une fois arrivées à destinations, ces victimes étaient discrètement interrogées par les policiers, qui ont peu à peu décortiqué les méthodes des suspects. L'abus de confiance ne semblait effectivement pas la seule infraction dont certains taxis de la gare abusaient fréquemment. Ils utilisaient aussi un autre système leur permettant de tromper le fisc et les organismes sociaux. Pour cela, ils remplissaient de faux bons de transports, falsifiés, voire volés à des collègues. Les suspects pourraient être mis en examen ce soir. Même si les sanctions pénales restent minces, la menace d'une interdiction administrative plane au-dessus des mis en cause.

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Marseille: seconde nuit en garde à vue pour quatre taxis présumés "ripoux"

Quatre chauffeurs de taxi soupçonnés d'escroquer les clients à la gare Saint-Charles de Marseille, devaient passer une seconde nuit en garde à vue, trois autres ayant été remis en liberté mardi pour être convoqués ultérieurement, a-t-on appris mardi de source proche de l'enquête.Les quatre hommes doivent être entendus mercredi par la juge Karine Molco, qui devrait convoquer ultérieurement les trois autres, selon cette source. 
Les policiers de la brigade financière dirigée par le commandant Christian Samat, ont recueilli des aveux partiels des chauffeurs, portant notamment sur l'utilisation de bons du parc automobile de la mairie de Marseille remis aux clients grugés.
Une cinquantaine de policiers avaient été mobilisés lundi pour l'interpellation à leur domicile de ces sept chauffeurs âgés d'une quarantaine d'années.
Courses truquées, compteurs trafiqués, faux bons de transports, escroqueries au préjudice des organismes sociaux... figurent parmi les faits dont ils sont soupçonnés.
Déjà en 2009 une enquête similaire de la Sûreté départementale avait permis de montrer que les taxis indélicats multipliaient par trois leur chiffre d'affaires par ces moyens, selon la même source.



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SEPT CHAUFFEURS DE TAXI EN GARDE À VUE

Ils sont soupçonnés de courses truquées, compteurs trafiqués, faux bons de transport…
Sept chauffeurs âgés d’une quarantaine d’années en garde à vue ! Un réseau de taxis « ripoux » a été démantelé hier par la section du travail dissimulée de la Sûreté départementale des Bouches-du-Rhône.
Agissant sur commission rogatoire du juge Frank Landou, la brigade financière avait depuis plusieurs mois dans le collimateur ces présumés « ripoux » qui escroquaient les clients pris en gare Saint-Charles.
Courses truquées, compteurs trafiqués, faux bons de transport, escroqueries au préjudice des organismes sociaux, etc. : le dossier des enquêteurs est solide. Ils ont été arrêtés à l’aube à leur domicile et sur leur lieu de travail.
« Si les faits sont établis et que des brebis galeuses sont mises en cause, il existe un conseil de discipline des taxis qui se réunit deux fois par an et qui peut prononcer des peines de radiation », a indiqué Charles Gilardenghi, président d’un groupement de taxis et chargé de mission à la mairie de Marseille.

Géométrie variable

Sur les courses détournées, ces trajets plus longs que nécessaires, « Lolo », comme tout le monde l’appelle, a une mise en garde : « Parfois, le chemin le plus court, c’est le chemin le plus long. » Pour éviter les embouteillages de la sortie du Vélodrome un taxi qui passe par la Corniche « ne peut que satisfaire le client ».
Aucune vue de l’esprit ne permettra cependant d’expliquer les faux bons de transport. « Des courses fantômes, soi-disant pour transporter des personnes handicapées, mais qui font l’objet de bons rémunérés au chauffeur fraudeur par des services publics », explique un enquêteur. « Là, ça serait grave », reconnaît Lolo.
Charles Gilardenghi vient d’être réélu à l’unanimité président de l’Intersyndicale des taxis des Bouches-du-Rhône, « 1 100 taxis rien qu’à Marseille ». Et pendant que l’Intersyndicale mène sa guerre contre les taxis clandestins, les vélos taxis, les motos taxis et les taxis low cost, la police s’intéresse « aux brebis galeuses » du paisible troupeau des taxis marseillais « pour que tous suivent des habitudes plus saines », confie un policier.
Taxi, suivez cette procédure !

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Enquête sur un réseau de fraudes chez les taxis: huit chauffeurs en garde à vue à Marseille

MARSEILLE (AP) — Huit chauffeurs de taxi sont en garde à vue depuis lundi à Marseille dans le cadre d'une enquête sur une série de fraudes, menée sur commission rogatoire de la juge d'instruction Karine Molco, a-t-on appris mardi de source judiciaire.
Ils avaient été interpellés lundi matin à leurs domiciles respectifs. La garde à vue des huit mis en cause a été prolongée lundi soir. Ils devaient être déférés au juge lundi soir ou mardi matin.
Une cinquantaine de policiers de la brigade du travail dissimulé de la Sûreté départementale de Marseille ont multiplié ces dernières semaines les surveillances et les filatures, afin de mettre au jour les pratiques très controversées des chauffeurs de taxi de la gare Saint-Charles, en plein centre-ville de Marseille.
Les investigations menées ont permis de révéler un système de fraudes au compteur, de courses truquées, de faux bons de transport, de surfacturations, mais aussi de fraude fiscale et de fausses déclarations aux organismes sociaux.
L'information judiciaire est ouverte notamment pour "abus de confiance". Le parquet de Marseille avait décidé d'ouvrir une enquête en octobre dernier après une série de plaintes émanant de clients. D'autres contrôles menés par la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (Direccte) de Marseille avaient déjà mis au jour en 2010 les pratiques peu orthodoxes des taxis de la gare.
"Plusieurs dizaines de clients ont été victimes de ces méthodes radicales", précise-t-on de source proche de l'enquête. Le maire PS du secteur, Patrick Mennucci, avait lui-même écrit au procureur de la République Jacques Dallest pour s'indigner d'''une situation qui porte gravement atteinte à l'image de marque de la ville de Marseille".
Charles Gilardenghi, président de l'Intersyndicale des taxis des Bouches-du-Rhône, n'a pas exclu "une série de sanctions en cas de passage devant le conseil de discipline, voire de radiations", si l'enquête policière confirmait les faits reprochés. AP

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lundi 21 mars 2011

Marseille: 7 chauffeurs de taxi arrêtés

Un réseau de chauffeurs "ripoux" de taxis marseillais a été démantelé ce matin par la sûreté départementale des Bouches-du-Rhône, a-t-on appris de source proche de l'enquête.

Agissant sur commission rogatoire, les hommes de la brigade financière de la sûreté départementale avaient depuis plusieurs mois dans leur collimateur des présumés "ripoux" qui escroquaient systématiquement les clients qu'ils prenaient à la gare Saint-Charles, en pleine centre-ville de Marseille, selon la même source.

Courses truquées, compteurs trafiqués, faux bons de transports, escroqueries au préjudice des organismes sociaux... le dossier des enquêteurs est assez lourd pour avoir mobilisé une cinquantaine de fonctionnaires qui ont arrêté aujourd'hui à l'aube à leur domicile sept chauffeurs de taxi âgés d'une quarantaine d'années. Ils ont ensuite été placés en garde à vue au siège de la brigade financière jusqu'à demain.

"Si les faits sont établis et que des brebis galeuses sont mises en cause, il existe un conseil de discipline des taxis qui se réunit deux fois par an et qui peut prononcer des peines de radiation", a indiqué Charles Gilardenghi, président d'un groupement de taxis et chargé de mission à la mairie de Marseille.

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