Source : http://goo.gl/RrNCb
dimanche 20 novembre 2011
L'entreprise Appel taxi 29 prend le relais de Cathy taxi - Coray
Source : http://goo.gl/RrNCb
mardi 19 avril 2011
Villeneuve-sur-Lot. Une reconversion au service des personnes
Source
mardi 5 avril 2011
Un taxi so british
Les gens du coin avaient l'habitude de voir Joël Gillot se promener en kilt comme d'autres en costume de ville. Ils vont désormais faire connaissance avec un nouvel accessoire de sa panoplie, un véritable taxi anglais. Un authentique « black cab » de la marque London Taxi International, la seule à fabriquer ces modèles massifs et confortables, symboles de la ville de Londres.
Source
Prayssac. Le taxi passe le relai
Source
jeudi 17 mars 2011
Clesles : Un agrément pour un taxi
Source
mercredi 16 mars 2011
Le taxi aubiacais change de visage
Source
mercredi 9 mars 2011
Le flux des vacanciers passe à côté des taxis
Les vacances d'hiver sont-elles une manne financière pour les chauffeurs de taxi briançonnais? Manifestement, entre les derniers effets de la crise, les nouveaux modes de consommation des vacances et autres réductions budgétaires des ménages, non. A en croire Michel Antoine, chauffeur de taxi depuis 12 ans, "le volume de transport de vacanciers est en baisse constante", indique-t-il dans le Dauphiné Libéré daté de ce mercredi. Donc certains, comme Michel Maître, font essentiellement du transport de malades.
Source
Annie Heydon nouveau taxi dans la commune - Landudal
dimanche 30 janvier 2011
Taxi : Hervé Lacroix remplace Colette Lecointe - Quettreville-sur-Sienne
jeudi 6 janvier 2011
Un taxi la nuit
Le blog de Pierre-Léon Lalonde est à lire ici
mardi 10 août 2010
Dans la pénombre de la ville, un taxi
Bien qu'ils exercent une profession à risque, les chauffeurs de taxi ne sont pas prêts de disparaître. La nuit, ils sont quelques irréductibles à raccompagner les fêtards, sains et saufs. Pierre-Louis Seguin, sur les routes depuis 28 ans, nous a ouvert les portes de son taxi.
Alors certes, la ville de Lille ne grouille pas de taxis comme à Londres ou New York. Le chauffeur de nuit n'est pas non plus une copie conforme de Robert de Niro, dans Taxi Driver. Mais une chose est sûre : les taxis de nuit entretiennent, autour d'eux, un certain mystère. Celui du dernier moteur allumé au coeur de la ville. Prêt à vous emmener, tambour battant, au travers d'une cité désertée par toute forme de vie. Pierre-Louis Seguin fait partie de ces hommes que le coucher du soleil ne freine pas. En 1983, il achète sa licence et s'engage aux côtés d'un de ses amis de longue date. « Avant, la plupart des chauffeurs étaient salariés, il y avait une sécurité financière. Aujourd'hui, nous sommes tous des artisans. Nous bénéficions seulement du réseau et de la clientèle de nos sociétés respectives », décrit-il.
Cette profession est jugée « à risques ». Le véhicule, confiné à souhait, peut représenter un danger pour les chauffeurs. « On ne connaît pas forcément le client. Il peut très bien être juge comme le plus dangereux des truands. » C'est notamment pour cette raison que les chauffeurs de taxi ne sont pas obligés de porter leur ceinture de sécurité afin d'éviter que des clients malveillants ne s'en servent pour les immobiliser. La clientèle de nuit est principalement composée de gens qui sortent entre amis. Les soirées trop arrosées font le beurre des taxis de nuit. Quoique, certains ayant abusé de boissons alcoolisées entraînent parfois des arrêts de travail. « Si, à 1h du matin, un client dégrade les sièges, on n'est plus en mesure d'accueillir d'autres personnes. Notre chiffre d'affaires en ressent les conséquences. Mais bon, ce sont les aléas du métier. » Bien entendu, la plupart des clients ne font pas de vagues. Certains réservent même parfois de bonnes surprises. « J'ai conduit beaucoup de gens de théâtre, des joueurs du LOSC... C'est toujours agréable d'avoir des gens qui ont un certain cachet dans son taxi. C'est un métier de rencontre avant tout
Un taxi de cœur
Ala fin de l'année, cela fera vingt ans que Chantal Dranty sillonne les routes à bord de son taxi. Devenue taxi, comme son ex-mari, elle ne regrette rien. A 58 ans, la dame entend bientôt prendre sa retraite. « Ce ne sera pas sans un gros pincement au cœur », explique Chantal.
Le cœur, c'est important pour elle. Le taxi, c'est bien sûr son métier, mais pas seulement. C'est avant tout un moyen d'être en contact avec ses « p'tits clients », les habitués. Au fil des années, les taxis sont amenés à transporter de plus en plus de personnes malades ou handicapées vers les hôpitaux.
« Fini le temps où nous travaillions en majorité pour les usines de Port-Jérôme. Il m'arrivait d'aller sept fois par jour en gare d'Yvetot. Je suis même allée jusqu'en Hollande, frais d'hôtel payés. » Une période « faste ».
Apporter un peu de réconfort
Mais notre Madame taxi n'est pas nostalgique. Les temps ont changé, c'est tout. « Il est vrai que si je n'avais pas la clientèle "sécurité sociale" et "conseil général" pour le transport scolaire, je ne pourrais pas continuer. Je ressens la crise et puis nous, taxis, sommes concurrencés par les transports en commun, par le Juliobus. Les compagnies de cars font aussi des minibus. Des prix que nous ne pouvons battre. » Mais quelque part, elle est amenée à établir des rapports plus forts avec ses clients. « Je suis confrontée à la détresse sociale, psychologique et j'essaie au mieux d'apporter un peu de réconfort ».
Chantal est réservée, mais généreuse et « aide » souvent ses clients à payer la note. Générosité de l'âme aussi. « J'ai une pensée pour Monique, partie il y a peu, à cause d'un cancer ».
Source
Bernadette, « patronne » des taxis bergeracois
Elle a un faux air, comme ça, de la comédienne Catherine Jacob. Même visage lisse et sérieux qui soudain s'anime d'une lueur maligne dans le regard, ou d'un léger sourire complice. Catherine Jacob qui, par ailleurs, avait joué le rôle d'une femme taxi dans un téléfilm, « La Double vie de Jeanne ». Jeanne s'inspirait des confidences de ses clients et de ses rencontres au quotidien pour écrire un roman qui devenait un best-seller.
Bernadette Delcros, elle n'écrit pas. Ou du moins ne le dit pas. Pourtant, comme tous ses collègues qui filent chaque jour quérir des passagers perdus, de vieilles personnes esseulées, des enfants en dehors des circuits scolaires traditionnels, elle aurait tant à raconter. « Non, ce n'est pas un cliché. Nous recueillons souvent des confessions de la part de nos clients. Surtout ceux que nous voyons régulièrement. »
Cela fait neuf ans que cette jeune grand-mère de 40 ans est chauffeur de taxi. Depuis janvier, elle préside le GIE (groupement d'intérêt économique) qui regroupe douze des treize taxis de la ville. Avec détermination. Auparavant, Bernadette travaillait dans la messagerie express. Après son divorce, elle décide de se reconvertir. « J'ai découvert ce métier qui m'a beaucoup apporté. Dans une ville comme Bergerac, on est vraiment taxi de proximité. Les courses sont très courtes. Nous avons beaucoup de personnes âgées, 300 à 400, que nous conduisons au supermarché, à la pharmacie, chez l'ophtalmo… »
Des courses que dans d'autres villes leurs collègues refuseraient. « Parfois c'est pour 500 mètres. La majorité de ces courses représentent une fourchette qui va de 7 à 10 euros. Avec la fidélité de certains clients, cela donne une autre aspect à une simple course. Il arrive que nous descendions porter l'ordonnance à la pharmacie, ou que nous aidions à porter les courses. »
Proximité, convivialité, social : bien, mais gagne t-on sa vie comme taxi dans une petite ville comme Bergerac ? « Il y a du travail pour tout le monde », assure Bernadette, présidente et trésorière du GIE. « Chaque taxi facture ses propres courses, mais nous avons une facturation commune pour les partenariats importants, avec la SNCF ou le Conseil général, par exemple ».
Partenaria t avec le Conseil général que l'on connaît peu, mais qui fait que chaque matin à la rentrée scolaire, 38 enfants sont pris en charge par les taxis bergeracois qui les conduisent dans des lieux de soins, en hôpital de jour puis dans des classes spécialisées de types CLIS. « Ce sont des enfants très attachants dont j'ai découvert le quotidien, et peut-être parce que je suis une femme et une mère, je préfère dans la mesure du possible que ce soit toujours les mêmes chauffeurs qui conduisent les mêmes enfants. »
Des chauffeurs de taxi impliqués aussi dedans la vie de la cité apportent leurs remarques sur les plans de circulation, les « points noirs » comme le feu de la rue du Bout des Vergnes, la sortie de l'école Gambetta, l'aménagement du parvis de la gare. « Moi , insiste Bernadette, c'est un métier qui m'apprend des tas de choses ! » A quand le roman ?
Source
samedi 3 juillet 2010
Avec l'office de tourisme, les taxis promeuvent la station - Blonville-sur-Mer
« Les taxis sont quotidiennement au contact de touristes, de la clientèle d'affaires, voire des résidents qui connaissent plus ou moins notre région, et ont des idées partielles du vaste potentiel touristique, remarque Emmanuel Tricoire, animateur à l'Union départementale des offices de tourisme. Au même titre que les offices de tourisme, ils sont des interlocuteurs privilégiés durant les transports pour décrire et vanter le patrimoine. »
Dons, l'Union départementale des offices de tourisme propose aux taxis un contact privilégié. C'est ainsi, que Céline Fourquet, directrice de l'office de tourisme de Blonville, a choisi Jacky Aimable, taxi à Villers « À chaque fois qu'il en aura besoin, Jacky viendra chercher de la documentation à l'office de tourisme, comme par exemple, le guide local ou le magazine touristique du Calvados ». Le tout sera rangé à l'arrière du siège conducteur, accessible aux clients.
Il y a à peu près 150 taxis sur le département, 60 ont déjà répondu favorablement. Ceux de Caen ont déjà été équipés en mars ; Blonville est équipé dès aujourd'hui, et la semaine prochaine, ce sera au tour de Deauville.
En échange, les offices de tourisme proposent aux taxis, un pass accueil, leur donnant accès gratuitement ou à tarif réduit pour environ 200 sites et prestations touristiques en Normandie.
Source
samedi 5 juin 2010
La ville en taxi, c'est possible
Ils se tiennent prêts, voitures brillantes sous le soleil d'Aubagne, au pied de l'hôtel Souleia, pour embarquer le client. Le cours Voltaire accueille l'une des deux stations de la ville - la seconde est à la gare -, d'où la quinzaine de chauffeurs sillonnent chaque jour la commune, et même les alentours. "Nous avons découpé la ville en deux secteurs, intra et extra-muros. Lorsqu'une course est demandée, une voiture arrive dans les 10 ou 15mn", explique Tayje Liazid, "pour les communes voisines il faut compter 20mn, et 30 au delà". La rapidité de réponse à l'appel d'un client, fait partie de la philosophie de l'association des taxis aubagnais, qui depuis plus de trente ans (lire ci-dessous), assure une gestion sans faille des courses. "Nous sommes scindés en deux équipes", poursuit Tayje, ex-Marseillais, qui a rejoint Aubagne pour la qualité de vie qu'apporte ce fonctionnement, "la première assure les "commandes", et la seconde est libre pour prendre en charge les appels de la journée". C'est son cas aujourd'hui: la radio vient de proposer un déplacement au départ de la gare, le chaffeur s'y rend immédiatement. Les clients n'ont à composer qu'un seul numéro d'appel pour joindre un taxi, et un membre de l'équipe s'occupe de répartir au mieux les courses: le plus proche du lieu où se trouve le client sera désigné. De quoi gagner du temps, du carburant, et aussi de la sérénité. "On a un système très précis de répartition des courses, au mètre près", poursuit Tayje, "du coup il n'y a pas de conflit". En gare d'Aubagne, il récupère une dame qui vient de Marseille, pour aller visiter au centre de rééducation de La Bourbonne le monsieur dont elle est assistante de vie. "J'ai mis 10mn pour venir de Marseille en car, et j'ai attendu seulement 3mn un taxi". Quelques instants plus tard, et moyennant 10€, elle est sur place. "Les pics de fréquentation, c'est surtout vers 17h, mais aussi le matin, la zone des Paluds, la Casamance". Les taxis aimeraient bien implanter une station près de la clinique, d'autant qu'ils doivent faire face à "la concurrence des taxis d'autres communes de la vallée de l'Huveaune".
Retour au Souleia, où un couple de retraités attend depuis quelques minutes. Ils sortent de chez le médecin, et veulent rentrer chez eux, à Gémenos. Le temps de la course, les clients papotent avec le chauffeur, qui découvre au fil du trajet la destination. Car c'est souvent le goût de l'imprévu, qui suscite des vocations parmi les chauffeurs. Mais au fil des courses, ils deviennent incollables, "le vice-président, c'est un GPS!" Ils font aussi partie du quotidien des gens. "Certains clients nous les connaissons depuis 30ans. Alors ils prennent l'habitude; un été j'ai amené l'un d'eux jusqu'à Cogolin!", explique le président, Thierry Teyssié.
Mais si la gratuité des bus a quelque peu réduit les "petites courses" (20 à 30% du travail), les taxis aubagnais, de part leur organisation, ont su fidéliser une autre clientèle: celle des assureurs et celle du transport médical. "Nous travaillons avec plusieurs sociétés d'assurance, pour l'assistance des personnes qui tombent enpanne". Tayje a ainsi raccompagné un jour quelqu'un jusqu'en Ardèche. Quant au médical, il représente 30 à 40% des courses, grâce à la convention avec la Sécurité sociale dont bénéficie l'ensemble des chauffeurs de l'association, pour le transport assis. Thierry Teyssié récupère ainsi, quartier Palissy, une dame qui doit se rendre chez son kinésithérapeute. "Un membre de l'association s'occupe de toute la paperasse", explique le vice-président en charge de ce secteur, David Verselippé, avant d'être appelé pour récupérer un client à Auchan. Là, une famille attend avec son chariot rempli à ras bord. "Je n'ai pas le permis, une fois par semaine je fais mes courses. Je connais tous les taxis!", raconte la mère de famille bientôt arrivée chez elle à Central Park, pour 9€.
De retour à la station, il est presque l'heure du déjeuner, et comme souvent, quelques voitures de particuliers gênent le stationnement même si "nous avons un bon dialogue avec la Ville, quand il y a un problème".
Les taxis, eux, se tiennent près à repartir. C'est leur métier mais aussi le sens du service. "Le soir, le dernier train est à 23h30, on s'arrange pour être toujours là".
Source
samedi 27 février 2010
Taxi : se diversifier pour mieux travailler
Voilà six ans que Didier Mazoyer a arrêté son travail de commercial pour s'installer comme taxi sur l'agglomération agenaise. « Je suis toujours sur les routes, explique-t-il, mais je peux maintenant profiter de ma famille le soir au lieu de me retrouver seul à l'hôtel. » Avec dix autres taxis, il fait partie d'un GIE (Groupement d'intérêt économique) que préside Danielle André, patronne de la société « A votre service », installée entre Le Passage et Brax où elle s'occupe des intérêts d'une centaine de petites entreprises artisanales et commerciales. « En étant regroupés en GIE, outre qu'ils ont en commun une radio, un numéro vert et une carte de visite, ils diminuent leurs frais de fonctionnement et simplifient leur gestion », explique Danielle André, qui a longtemps œuvré dans la publicité et les assurances avant de créer sa propre entreprise.
15 heures de travail par jour
« Être taxi à Agen, ce n'est pas comme à Paris ou dans une grande ville de province, poursuit Didier Mazoyer. On ne peut pas se contenter de faire du transport de voyageurs à la sortie de la gare, il faut se diversifier pour gagner sa vie correctement et ne pas compter ses heures. » Hier, il s'est levé à 5 h 30 pour transporter des dialysés entre Agen et Lavardac, s'est rendu à Toulouse en début d'après-midi pour aller chercher une malade et avait son carnet de rendez-vous plein jusqu'à 19 heures. « En général, c'est quinze heures de travail par jour », affirme-t-il.
Si son travail est plus particulièrement axé sur le transport assis professionnalisé, le terme employé pour ne pas dire qu'il véhicule des malades, celui de ses collègues est plus diversifié mais tout aussi intense. En effet, entre la permanence à assurer à la gare 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, le transport des malades, des handicapés, des scolaires, des personnes âgées, sans oublier la messagerie avec des colis à livrer en urgence, ils n'ont pas le temps de chômer.
« Tout le monde ne peut pas prendre les transports collectifs, précise Danielle André. En faisant appel à un taxi, une personne âgée qui veut faire ses courses sait qu'elle sera attendue et pourra bénéficier d'une aide pour transporter ses provisions ».
Qu'ils soient sur Agen ou en campagne, les taxis ont une palette assez large d'activités pour assurer leur gagne-pain. Mais depuis quelques années, ils doivent faire face à des attaques répétées visant à déréglementer leur profession.
La dernière en date remonte à quelques semaines, avec un décret qui prévoit d'ouvrir le transport des touristes aux possesseurs d'un simple permis B, alors qu'un taxi paie une licence (80 000 € environ sur Agen), et possède un permis spécial et un brevet de secouriste. « Pour certains, c'est la mort assurée », lance Didier Mazoyer qui prévoit une riposte de la profession si le décret est confirmé. J-N.D.
Source
jeudi 11 février 2010
Rabastens-de-Bigorre. Hep, taxi !
Lucienne Vergès est une figure rabastenaise bien connue. Depuis 1992, elle va et vient au volant de son taxi. Un service de transport qu'elle a étendu à Andrest. « Je tiens à témoigner ma sympathie et remercier de sa confiance ma fidèle clientèle », dira-t-elle. 18 ans de bons et loyaux services, de disponibilité avec toujours un mot, un sourire. Pour elle s'approche l'âge de la retraite.
Issu du milieu industriel, Philippe Wiart a repris l'entreprise et le carnet d'adresses : près de 300 clients, preuve s'il en est de la relation de confiance que Lucienne a su instaurer au fil du temps. Un panel de prestations repris par la flotte des trois véhicules des taxis Wiart qui ajoute un nouveau service.
« Il y avait une demande et un besoin à pourvoir quant au taxi pour personne à mobilité réduite, indique Philippe Wiart. Un manque que nous venons de combler en mettant en service un véhicule adapté et qui bénéficie de tous les avantages de la Sécurité sociale », poursuit-il.
lundi 18 janvier 2010
Olivier Devos, taxi de campagne, depuis la Flandre jusqu'à l'étranger
Olivier Devos, 35 ans, adore conduire. Alors, il en a fait son métier : 300 km par jour, en moyenne sur une année. En ce moment, période de pointe, cela peut aller beaucoup plus loin, « 600 km mardi ». Taxi Olivier, petite entreprise aux deux salariés basée à Hondeghem, est un « taxi de campagne », de ceux dans lesquels « le client monte devant, plus convivial ».
« Olivier, c'est votre nom ou votre prénom ? » « Mon prénom. » Son nom, c'est Devos : « Mais Taxi Olivier, tout simplement, c'est plus sympa. » Sa profession : chauffeur de taxi. Mais pas n'importe lequel : un taxi de campagne, un vrai. Olivier, père de famille de 35 ans habitant Hondeghem, s'est lancé dans l'aventure il y a quatre ans. La petite entreprise a trouvé sa place. Pour preuve : l'embauche d'un second chauffeur il y a un an et demi, Eddy Lenière, 30 ans, de Staple.
Rencontre, vendredi, il est 9 h 30. Le jeune entrepreneur est pendu au bout du fil. Son bureau, c'est chez lui et dans la voiture, « en vidange, je la récupère ce soir ». Olivier raccroche. Et retrace son parcours : l'école qui l'ennuyait, un an et demi dans la pâtisserie, des contrats dans des grandes surfaces, l'armée à 18 ans... Et comme un déclic : « L'armée, ça forge. J'en suis ressorti avec deux ambitions : passer l'examen pour être ambulancier ou moniteur d'auto-école. De toute façon, ce qui me plaisait, c'était la route. À 18 ans et deux jours, je passais mon permis de conduire le matin. Je partais au service en Moselle quelques heures après ! » Retour dans la vie civile. Et tout va très vite. Il deviendra ambulancier chez Szala à Hazebrouck. « J'y suis resté douze ans. » Un certificat de capacité d'ambulancier et un brevet de secourisme en poche. Le téléphone sonne encore. Une dame souhaite des renseignements pour un aller-retour Arnèke - Bruxelles... L'entretien peut reprendre.
En 2005, Olivier Devos quitte l'urgence afin de concrétiser son projet : monter sa propre entreprise de taxi. En un an, il obtient les sésames, « le certificat de capacité de conducteur de taxi, l'autorisation de stationnement (la création d'une licence de taxi) », fruit de son étude de marché.
Oui, il y avait un créneau. Le transport médical vers Lille surtout, environ 90 % de l'activité de Taxi Olivier. « On est conventionné par la caisse primaire d'assurance maladie. » Olivier et son collègue, ancien ambulancier lui aussi, insistent : « On emmène les personnes jusqu'à la salle d'attente. » Un véritable service de proximité. « On fait aussi du transport d'affaires, de vacanciers - vers les aéroports, les gares -, des petites courses pour les personnes, notamment les retraités, qui n'ont pas de moyens de locomotion, pour aller au supermarché par exemple... Dernièrement, on a fait un aller-retour pour un réveillon à Valenciennes. » Non, les clients n'avaient pas mal aux cheveux... Justement, des anecdotes ? « Pas vraiment, en fait, il y en a tout le temps ! Le moins marrant par contre, ce sont les imprudents sur la route. » Pas de croustillant donc, du people quand même ? « Non, on n'a pas encore transporté Dany Boon. Peut-être s'il tourne un jour un film par ici ! » À la place, beaucoup de gens, « de 4 à 90 ans » : « On transporte de nombreux enfants en bas âge, non accompagnés, vers des centres spécialisés, chez le kiné... C'est une sacrée marque de confiance des parents car on est responsable d'eux. » Du local, du national, de l'international aussi. L'Allemagne il y a quelques mois. Et, dans tous les cas, du contact humain. C'est ce qu'aime Olivier. « La convivialité » du taxi de campagne. Celui dans lequel « le client s'assoit devant, à côté du chauffeur ». « Pas comme à New York ! » lance Eddy. New York, où le client, à l'arrière, est séparé du chauffeur par une cloison, question de sécurité. C'est sûr, entre Taxi Olivier et un cab jaune new yorkais... il y a un monde !
Source